Questions Economiques

Discussions sur l'économie et supplément aux cours

FAUT-IL S’ENDETTER POUR CROÎTRE ?

Faut-il s’endetter pour croître ?

« Le peuple sera écrasé d’impôts, on fera emprunt sur emprunt ; après avoir épuisé le présent, on dévorera l’avenir » annonçait Frédéric Bastiat, économiste du XIXème siècle, présage des temps actuels. En effet, la France se trouve dans une position critique suite à la crise des dettes souveraines. A la fin de l’année 2013, la dette publique s’élevait à 93,5% du Produit Intérieur Brut (PIB). Son financement et ses conséquences sont aujourd’hui une des principales préoccupations des pouvoirs publics, sa situation étant en lien avec une multitudes de facteurs politiques, économiques et sociaux.

Il est nécessaire de définir ce qu’est la dette, afin de bien comprendre ce que cette notion recouvre ; il s’agit de la dette brute de l’ensemble des administrations publiques françaises, qui représente les engagements financiers sous forme d’emprunts pris par l’Etat, les collectivités territoriales, et les organismes publics français. Il s’agit du montant total des emprunts.

Il existe une autre définition de la dette ; la dette au sens de Maastricht. D’après les articles 104C et 209E du traité sur l’Union Européenne, il s’agit d’une dette brute, c’est-à-dire qui ne prend pas en considération les actifs ou les avoirs monétaires détenus par l’Etat. De plus, selon les termes du traité, le déficit des APU doit rester inférieur à 3% du PIB, et la dette dite « notifiée » ne doit pas excéder 60% du PIB. Le traité a prévu un certain nombre de sanctions économiques et financières applicables aux Etats irrespectueux de ces critères. (IL FAUDRAIT UN PEU PRÉCISER CE PASSAGE)

Cependant, la survenance de difficultés particulièrement graves ces dernières années a conduit à plusieurs reprises les autorités de l’Union Européenne à repousser les échéances d’objectifs de maîtrise des déficits publics et de la dette structurelle des Etats membres, ou à abandonner les poursuites qu’elle avait engagée devant la Cour de Justice de l’Union Européenne.

La dette présente également un autre élément de réflexion qui peut expliquer la dette actuelle : son histoire.

L’historien Jacques le Goff  identifie Saint Louis comme l’initiateur de l’endettement en France. C’est sous son règne que la dette publique devient un moyen courant de financement des dépenses du royaume. Phillipe le Bel développera la pratique de la dévaluation monétaire pour affaiblir le poids de la dette. François 1er, quant à lui, créera la première loterie nationale pour financer les dettes. En France, les guerres du XVIIème siècle vont provoquer des déséquilibres budgétaires importants qui vont entraîner la dépendance des monarchies à l’égard de créanciers notamment étrangers. En proclamant l’égalité fiscale, les révolutionnaires français vont essayer de désendetter l’Etat avec un certain succès, la dette atteindra 20% du PIB en 1813. Cependant, les deux guerres mondiales vont occasionner des pics d’endettements spectaculaires, soit 110% du PIB pour la France en 1946. La France émet alors des bons du Trésor, achetés par les banques, pour financer sa dette. (IL MANQUE UN MOT : « IL »…) Existe aujourd’hui des causes modernes de la dette, comme les crises économiques, et le ralentissement de la croissance.

La pensée keynésienne va justifier le recours au déficit, d’abord cyclique, puis systématique. Par exemple, la croissance des Trente Glorieuses permettra de contenir les déficits dans des proportions très réduites jusqu’au premier choc pétrolier de 1974-1975. En 1984, le déficit budgétaire de l’Etat n’était que de 2,8% du PIB, puis 5,9% à la suite de la récession de 1993. Dans un contexte économique plus favorable, il retombera à 1,5% en 2000.

Toutefois, depuis la crise économique mondiale marquée par les évènements boursiers de 2008, la dette française a été multipliée par 4 pour atteindre 85% du PIB en 2011, et 93,5% en 2013.

Cependant, la France se confronte aujourd’hui à une autre difficulté : celle de la croissance économique.

La croissance économique, quant à elle, désigne la variation positive de la production de biens et services dans une économie sur une période donnée (environ deux années, ou encore deux trimestres). En pratique, l’indicateur le plus utilisé pour la mesurer est le PIB. Il est mesuré en « volume », ou « à prix constants » pour corriger les effets de l’inflation.  Le taux de croissance désigne lui le taux de variation du PIB. La croissance est un processus fondamental des économies contemporaines, reposant sur le développement des facteurs de production, produisant de la richesse. Pour 2/3, la richesse produite sert à rémunérer le travail des salariés et des personnes travaillant pour leur compte. Le tiers restant revient aux entreprises et aux administrations publiques. Les ménages utilisent leurs revenus pour consommer des biens et des services, ou épargner. Les entreprises, quant à elles, utilisent leurs parts pour financer les moyens nécessaires à leurs productions. Enfin, les administrations publiques s’en servent pour financer les investissements publics.

La notion de croissance est donc intrinsèquement liée à la notion de PIB, PIB qui mesure la richesse produite, indicateur de la santé économique française.

On remarque depuis la crise des dettes souveraines de 2008 que la croissance économique française est en baisse. Ainsi, la question que l’on peut se poser est de savoir quel impact la dette publique a sur la croissance économique ? (LA PARTIE « PROBLÉMATIQUE MÉRITERAIT D’ÊTRE PLUS DÉVELOPPÉE)

Cette note  (CE N’EST PAS UNE NOTE, MAIS UNE DISSERTATION, REVOIR LA FORMULATION) présentera dans un premier temps l’emprunt public ainsi que son évolution, et dans un deuxième temps, cette note établira un constat de la situation actuelle de la croissance économique, et les perspectives envisageables. (LE PLAN EST TROP DESCRIPTIF ET NE RÉPOND PAS ASSEZ À LA QUESTION POSÉE)

  1. La dette publique, une notion complexe.

(ÉCRIRE QUELQUES LIGNES D’INTRODUCTION QUI PRÉSENTENT LE A/ ET LE B/ )

A. Les composantes de la dette publique, son financement.  (PRÉFÉRER : LES COMPOSANTES DE LA DETTE PUBLIQUE ET SON FINANCEMENT)

On peut s’interroger sur les différents composantes  (PROBLÈME D’ACCORD) de cette dette, aux différents déficits qui, financés au moyen de l’emprunt, vont contribuer au gonflement de la dette. (PHRASE PEU CLAIRE, IL FAUDRAIT DISTINGUER PLUS NETTEMENT « DETTE » ET « DÉFICIT »)

Dans le rapport Pébereau, intitulé Rompre avec la facilité de la dette publique en 2005, les auteurs démontrent que le recours à l’endettement relève plus d’une facilité que d’un effort structuré. Le traitement et l’analyse des déficits ne sont suffisamment globalisés.

L’ensemble cumulé des soldes d’exécution public doit être pris en considération : le solde budgétaire de l’Etat, il s’agit de la différence entre les recettes et les dépenses de l’Etat, le solde primaire et le solde structurel (le solde budgétaire primaire représente la différence entre les dépenses totales de l’Etat et le montant des intérêts payés chaque année, le solde primaire correspond au solde budgétaire auquel on soustrait la charge de la dette, et le solde structurel correspond au solde primaire diminué de sa composante conjoncturelle), et la dette des administrations publiques, qui distingue l’Etat pour toutes ses opérations, les administrations publiques locales, et les administrations de la sécurité sociale.

Les composantes de la dette sont devenues complexes, notamment du fait du développement des échanges et des (XXX) l’Union Européenne. (IL MANQUE QUELQUE CHOSE DANS CETTE PHRASE)

En ce qui concerne le financement de la dette publique, l’emprunt constitue aujourd’hui le principal levier de financement.

En effet, l’Etat doit avoir recours aux marchés de capitaux pour financer ses déficits. C’est l’article d’équilibre de la loi de finances qui chaque année autorise le ministre chargé des finances à procéder aux emprunts et à diverses opérations relatives au titre de créances (articles 25 et 26 de la LOLF, articles 43 et suivants, 137 et suivants du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique).

La couverture des besoins de financement de l’Etat est une activité conduite par l’Agence France Trésor. Il s’agit d’un établissement public administratif de l’Etat, qui a été créé par un arrêté ministériel du 8 février 2001, composé de professionnels issus de la direction du Trésor auxquels ont été adjoints des professionnels des marchés financiers. Le décret du 31 décembre 2011 précise les conditions relatives à l’émission des valeurs du Trésor.

Sur le plan juridique, l’emprunt est un contrat, fondé sur un accord de volonté entre les parties, dont les clauses sont cependant fixées de manières unilatérales par l’Etat. Il est arrivé à de nombreuses reprises que certains emprunts fussent rendus obligatoires faute d’adhésion spontanée des souscripteurs.

Diverses formules ont été utilisées par le passé, tels que les emprunts perpétuels, les rentes amortissables ou les emprunts d’Etat. Aujourd’hui, la quasi-totalité des besoins de financement à long terme est couverte par les émission d’obligations assimilées du Trésor, la durée pouvant varier de 5 à 50 ans dans ces emprunts à long terme.

Il existe également des emprunts à moyen terme, qui sont couverts par les bons du Trésor en compte-courant à taux fixe et intérêts annuels. Ils peuvent être souscrits par des investisseurs institutionnels, ou des particuliers pour une durée de 2 à 5 ans.

En ce qui concerne les emprunts à court terme, ils sont couverts par des bons du Trésor à taux fixe, dont la durée est inférieure ou égale à 1 an, parfois quelques semaines. Ils présentent la particularité d’être assortis d’un taux d’intérêt payé à l’avance.

L’Etat aura également recours à la création monétaire par la banque centrale  pour maîtriser sa dette,  (AVEC LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE, L’ÉTAT N’A PLUS CETTE POSSIBILITÉ) la monétisation ayant pour effet de de diminuer l’augmentation de charge de la dette par l’augmentation de la masse monétaire. En contrepartie, cette méthode accélère l’inflation, ce qui a également pour effet de diminuer la charge de la dette, l’inflation étant la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Pour évaluer le taux de l’inflation,  on utilise l’indice des prix à la consommation.

Cependant, des agences de notation ont été créées, suite à la demande de maîtrise des risques de non remboursement des capitaux prêtés par les entreprises des marchés financiers pour rembourser la dette des Etats. Il s’agit d’entreprises privées qui fournissent des informations financières relatives à la situation d’un Etat ou d’une entreprise. Les 3 agences les plus importantes sont les deux agences américaines Standard and Poor’s et Moody’s, et l’agence européenne Fitch Ratings. Elles procèdent par grilles de notation allant du triple A accordé aux emprunteurs qui font courir le risque le plus faible à leurs débiteurs, à C ou D pour ceux dont le risque est évalué le plus fort. La note attribuée a des conséquences très importantes : plus la note est élevée, plus le potentiel d’investisseurs augmente et plus le taux d’intérêt est faible.

Ainsi, la dégradation d’une note souveraine peut avoir pour conséquence immédiate de détériorer davantage encore la situation de l’Etat, il s’agit d’un effet procyclique.

Aujourd’hui, les rumeurs enflent sur une dégradation de la note française par l’agence de notation Moody’s.

La dette, cependant, en plus d’avoir un impact sur les investissements, (VOUS N’AVEZ PAS DÉVELOPPÉ CE POINT) va avoir un fort impact sur la croissance d’un pays.

B. Une dette ayant un impact important sur la croissance.

Au cours des cinquante dernières années, les dépenses des Administrations Publiques (APU) ont augmenté d’environ 20 points de PIB, sous l’effet notamment du développement du système de protection sociale et de la hausse des dépenses liées au vieillissement, à la décentralisation et aux transferts de compétences, et à la montée du chômage de masse. Dans les années 1960 et 1970, la France se situait à un niveau proche de la moyenne de ses partenaires européens. Le décrochage des finances publiques françaises par rapport à celles de ses voisins européens, entamé dans les années 1980, s’est accélérée à partir des années 1993, année où elles ont atteint un point haut en France et dans la plupart des pays de l’Organisation de Coopération pour le Développement Economique (OCDE). De 1993 à 2007, la plupart des pays de l’OCDE, à l’exception notable du Japon, ont réduit drastiquement leur part des dépenses dans le PIB. Mais cette réduction a été particulièrement marquée dans la zone euro où cette part a diminué de 6,3 points de PIB sur la période, contre seulement 2,2 points en France.

Avec la crise économique, la chute du PIB conjuguée aux plans de relance et aux amortisseurs sociaux a entraîné une forte augmentation de la part des dépenses publiques dans le PIB, malgré la mise en place de plans de rigueur dès 2010 dans de nombreux pays. Entre 2007 et 2012, elle a augmenté de 4 points du PIB en France, et pourtant, jamais autant d’efforts sur la maîtrise des dépenses publique n’ont été fait que sur cette période. En revanche, le PIB n’a crû annuellement que de 0,1% sur la période 2008-2012, contre 2,3% en moyenne sur les dix années précédant la crise. C’est donc le fort ralentissement de l’activité qui explique cette nette hausse de la part des dépenses publiques dans le PIB depuis 2008, et non pas un relâchement sur la gestion des finances publiques.

Il faudra attendre plusieurs années avant de retrouver le niveau de dépenses publiques, en points de PIB, d’avant crise. Selon le programme de Stabilité de la France transmis à Bruxelles en avril 2013, qui repose sur un très faible croissance de la dépense publique sur la période 2013-2017 (0,5% en volume), celle-ci atteindrait 53,9% du PIB en 2017, soit 1,3 point de plus qu’en 2007.

La dette publique en France est passée de 21,2% du PIB en 1978 à 93,5% en 2013, les dépenses toujours supérieures aux recettes sur la période, ayant conduit à accumuler des déficits. Cependant, depuis 1978, les actifs financiers et non financiers détenus par les APU sont toujours restés supérieurs à la dette brute totale.

Depuis 2008, la dette publique a augmenté fortement, et a atteint un niveau historiquement élevé en raison de la crise économique. Le creusement spectaculaire du déficit public (conséquence de la chute des recettes fiscales avec la baisse de l’activité et la mise en place d’un plan de relance) et les diverses opérations de financement de l’Etat visant à soutenir le système financier ont conduit à augmenter la dette publique de 26 points de PIB en cinq ans.

Dans la théorie (MAL DIT : SOIT : « DANS SA THÉORIE ; SOIT « DANS LA THÉORIE GÉNÉRALE DE L’EMPLOI DE L’INTÉRÊT ET DE LA MONNAIE »), John Maynard Keynes justifie dans ses écrits que l’intervention de l’Etat dans l’économie, par le biais de l’accroissement des dépenses publiques, pour palier aux déficiences du marché permet de favoriser la mise en place d’un cercle vertueux de la croissance économique (PHRASE ALAMBIQUÉE). Cette relance publique passe alors par la mise en oeuvre d’une politique budgétaire expansionniste qui se matérialise par l’apparition d’un déficit public. Cette politique budgétaire s’autofinance selon lui grâce à la croissance. Un autre effet positif de l’endettement est la meilleur répartition et redistribution des ressources qui est favorable a une plus grande consommation du fait d’un pouvoir d’achat plus forts des bas revenus et donc à la croissance. Le déficit public permet par ailleurs par le biais des stabilisateurs automatiques de lisser les fluctuations économiques. Les recettes et les dépenses publiques exercent spontanément une action contra-cyclique sur l’activité économique, c’est-à-dire d’atténuation des aléas de la conjoncture économique. Lorsque l’activité économique ralentit, les dépenses publiques ont tendance à s’accélérer tandis que les entrées de recettes ralentissent mécaniquement, ce qui provoque une détérioration du solde budgétaire. La détérioration de l’activité économique provoque alors un transfert de revenus des administrations publiques vers les ménages et les entreprises, ce qui atténue mécaniquement l’effet du ralentissement économique sur les revenus de ces derniers. Par conséquent, les recettes et les dépenses publiques fonctionnent comme des « stabilisateurs automatiques » puisqu’elles contribuent à amortir les variations conjoncturelles de l’activité économique, et donc de la croissance.

Cependant, si la dette en elle-même n’entrave pas complètement la croissance, (en effet, si un pays a une dette, mais est en capacité de la rembourser, cela a un effet positif sur la croissance du pays (dette contractée pour une meilleure structure institutionnelle, etc) (NE PAS METTRE ENTRE PARENTHÈSE MAIS DÉVELOPPER CE POINT ; ÉVITER LE « ETC »), un déficit trop important (solde budgétaire négatif, le pays en incapacité de rembourser rembourser la dette, celui-ci va cumuler les déficits, s’enfoncer) aura un impact négatif sur la croissance.

(FAIRE UNE PETITE CONCLUSION DU I/ ET ANNONCER LE II/)

2. Une croissance entravée par un déficit public excessif.

(IDEM QUE POUR LE I/)

A. Une dette publique importante entravant la croissance.

L’accumulation des déficits budgétaires vient gonfler l’encours de dette publique et augmente les charges futures de l’État. Or, plus un État est endetté, plus la charge de cette dette est élevée. Celle-ci pèse d’autant plus sur son budget qu’un niveau de dette important entraîne des taux d’intérêts élevés lorsque l’État veut contracter de nouveaux emprunts. À terme, le poids de la dette peut ainsi devenir insoutenable par rapport au niveau des recettes de l’État. Aujourd’hui les intérêts de la dette absorbent 14% des recettes fiscales ce qui pèse de ce fait (INUTILE) sur l’utilisation des recettes publiques. C’est « l’effet boule de neige » lorsque la dette s’auto alimente des déficits successifs et des charges d’intérêt liées à son remboursement et conduit à un cercle vicieux. (PHRASE À REVOIR)

De plus, les gouvernements ne peuvent plus aujourd’hui jouer sur la variable monétaire en réduisant la dette par l’inflation, politique dite du seigneuriage, car les banques centrales sont désormais indépendantes du pouvoir. Enfin, à côté de la dette publique et de la charge de la dette, il ne faut pas oublier que l’Etat a d’autres engagements et parmi eux celui de verser une retraite à ses agents qui dans le contexte démographique actuel risque de poser des difficultés (SUR LA STRUCTURE DE LA DETTE, LE PROBLÈME DES RETRAITES ARRIVE UN PEU BRUTALEMENT ET SANS ANNONCE; PAR AILLEURS, VOUS NE PRÉCISEZ PAS LES AUTRES POSTES IMPORTANTS DE LA DÉPENSE PUBLIQUE). En outre, une politique budgétaire expansive apparaît aujourd’hui malsaine et artificielle elle provoque une croissance économique artificielle. Dans la mesure où une politique budgétaire et économique est fondée sur l’endettement, il semble évident qu’il faille tôt ou tard, rembourser cette dette, ceci sous l’effet de la contrainte budgétaire inter temporelle (confiance en la capacité de l’Etat a créer de la croissance et à rembourser la dette). Le remboursement de la dette se traduit inévitablement soit par une augmentation des impôts (solution la plus couramment choisie), soit par une diminution des dépenses publiques (ce qui est difficile à effectuer à court terme). Une politique d’austérité aurait alors pour conséquence une diminution du revenu des acteurs économiques, ce qui se traduit par une baisse de la croissance économique. Ainsi, la croissance gagnée sur le court terme est perdue sur le long terme.

Par ailleurs, la politique budgétaire expansive est malsaine. Le problème majeur est celui de son financement par l’endettement, aujourd’hui 14% des dépenses publiques servent au remboursement de la dette (DÉJÀ DIT PLUS HAUT) et malgré ces chiffres le déficit reste important. L’endettement a de fortes conséquences sur le marché monétaire, il pénalise l’investissement par de forts taux d’intérêts.

En outre, le remboursement nécessaire des intérêts de la dette compresse les autres dépenses. D’après T. Breton « l’impôt ne sert plus à préparer l’avenir mais à payer le passé ». Chaque année l’Etat s’appauvrit parce qu’une partie de la hausse de la dette finance d’autres dépenses que l’investissement.

Enfin, la croissance a souvent été dopée en période préélectoral avec la logique du public choice. (IL FAUT PRÉCISER CE QU’EST LA « LOGIQUE DU PUBLIC CHOICE » ; ON PARLE PLUTÔT DE « L’ÉCOLE DU PUBLIC CHOICE ») Cette même logique a pousser les gouvernements a accroître encore la dette lors des périodes favorables pour se désendetter (croissance forte et taux d’intérêts faibles).

B. Les perspectives de réduction du déficit et de la dette pour relancer la croissance française.

La réduction du déficit est nécessaire car la charge devient trop importante. Les dépenses sont supérieures aux recettes de 16%, il n’y a donc pas de marge de manœuvre face aux chocs économiques. Ainsi, il est nécessaire de réduire la dette pour pouvoir a nouveau jouer sur les instruments budgétaires. La réduction de la dette s’avère néanmoins difficile. Elle impose une réduction de la croissance économique car elle suppose soit une réduction de dépenses soit une augmentation des recettes publiques. L’une et l’autre ont pour conséquence de diminuer le revenu national donc de faire baisser la croissance économique. (IL Y A PEUT ÊTRE D’AUTRES SOLUTIONS A ÉVOQUER ?)

Giavazzi et Pagano ont toutefois mis en évidence des effets non-keynésiens de la réduction de la dette : une anticipation d’une réduction de la dette se traduit par une anticipation d’une réduction d’impôts dans les années à venir et donc après un impact négatif à court terme, cela entraîne une reprise à long terme Il paraît néanmoins plus judicieux de réduire les dépenses et ceci pour 2 raisons : les prélèvements obligatoires en France sont parmi les plus élevé au monde et ils pénalisent fortement l’activité économique (la compétitivité), et une diminution des dépenses peut se réaliser sans diminuer l’efficacité du service publique. Ainsi le rapport Pébereau soutien que l’efficacité ne dépend pas tant des moyens mis en oeuvre que de la cohérence d’ensemble des politiques. Dans la même logique, Patrick Arthus propose de mettre l’argent public au service de la croissance et souligne l’urgence de rationaliser chaque Euros. Il propose ainsi de réformer l’organisation de l’Etat par une réforme rapide qui est la condition indispensable pour préserver le « modèle social français ».

Il est possible d’améliorer la productivité des APU pour diminuer les dépenses sans dégrader la qualité du service en passant d’une logique de moyens à une logique de résultat. Il est également urgent de privilégier l’avenir particulièrement par notre capacité d’innovation et de connaissance et ainsi de créer un espace plus attrayant pour les investissements et le travail.

(CONCLUSION ?)

Les politiques budgétaires et économiques inspirées des théories keynésiennes ont par l’endettement public stimulé la croissance, et ce jusque dans les années 70. Le contexte aujourd’hui différent remet en cause l’efficacité de es (CES) politiques. Sans être réellement un frein à la croissance économique, l’effet de l’endettement public dépend de sa maîtrise par les gouvernements. Il paraît aujourd’hui essentiel pour l’avenir de réduire la dette publique en France, pour préserver une marge de manoeuvre face aux chocs économiques. En outre, aujourd’hui il ne peut y avoir de stratégie de croissance et de cohésion uniquement nationale. L’Union européenne doit être un appui des politiques nationales de croissance et de solidarité.

Ainsi, en 2005, le rapport Pébereau proposait la création d’un fond de stabilisation économique à partir d’une fraction du budget européen.

Cependant, les recommandations de ce rapport n’ont pas été appliqué, et en 2014, malgré l’accord convenu avec Bruxelles, il est impossible de réduire le déficit public à 3%, ce qui était prévu pour 2015. Mais bien avant cela, au début de l’année 2013, le gouvernement français avait déjà fait le choix de renoncer à atteindre l’objectif de réduction du déficit public, la France étant le pays de la zone euro qui ferait le plus fort ajustement budgétaire en 2013. Toutefois, avec le Pacte de Responsabilité, le gouvernement français espère pouvoir relancer la croissance, par le biais d’une fiscalité avantageuse pour les entreprises, afin qu’elles viennent s’implanter, et ramène une certaine attractivité, compétitivité du territoire français. (VOUS ÊTES SÛRE ?)

En effet, il faut ajouter que la France bénéficie d’une main d’oeuvre de qualité, d’infrastructures avantageuses et d’une formation des ingénieurs exceptionnelle, pouvant contribuer à l’investissement sur le territoire français. Il faut préserver notre « made in France ».

Mais il nous faut, par le respect de nos engagements européens, acquérir de la crédibilité face à nos partenaires pour pouvoir espérer un retour de la croissance et des investissements en France, qui ont chuté depuis 2008.

COMMENTAIRE:

DISSERTATION AVEC DES CONNAISSANCES ET UNE RECHERCHE IMPORTANTE, MAIS UN PLAN TROP DESCRIPTIF QUI NE RÉPOND PAS À LA PROBLÉMATIQUE. LA NOTION DE CROISSANCE ÉCONOMIQUE N’EST PAS SUFFISAMMENT DÉVELOPPÉE ; LA DISTINCTION ENTRE DETTE PUBLIQUE ET DÉFICIT PUBLICS N’EST PAS NON PLUS ASSEZ VISIBLE.

VOUS NE PARLEZ PAS DU FÉDÉRALISME BUDGÉTAIRE AVANCÉ PAR THOMAS J. SARGENT ET CHRISTOPHER A. SIMS, PRIX NOBEL D’ÉCONOMIE 2011 COMME SOLUTION POSSIBLE À L’ENDETTEMENT DES ÉTATS EUROPÉENS.

VOUS AVEZ AXÉ VOTRE DISSERTATION SUR LE CAS FRANÇAIS SEULEMENT SANS LE PRÉCISER DANS L’INTRODUCTION.

IL FAUT ÊTRE PLUS RIGOUREUX SUR LA SYNTAXE DES PHRASES ; FAIRE DES PHRASES PLUS COURTES ET PLUS CONCISES. IL FAUT AUSSI SOIGNER LES ENCHAÎNEMENTS ENTRE LES PARTIES. BON COURAGE.

Rédigé par vroox idans Dissertations corrigées et Commentaires (3)

3 commentaires

  1. Commentaire by bforbroker on 23 décembre 2014 at 13 h 59 min

    Très bel article ! À mon avis, ce n’est pas forcément nécessaire de s’endetter avant d’avancer ! C’est en travaillant avec acharnement et avec beaucoup de persévérance, qu’on parvient à faire quelque chose dans la vie !

  2. Commentaire by Orlando Denis on 4 mars 2015 at 8 h 07 min

    Je suis d’accord avec le précédent commentaire. Un endettement n’est pas une procédure obligatoire, si chacun y mettait du sien en contribuant sur tous les plans qui leur sont possibles, il n’y aurait pas besoin de frapper à d’autre porte pour progresser.

  3. Commentaire by Tidiane on 20 mai 2015 at 18 h 15 min

    Très belle dissertation économique sur l’endettement

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