Questions Economiques

Discussions sur l'économie et supplément aux cours

La finance durable

  

LA FINANCE DURABLE

INTRODUCTION.

 

« Dans la vie il y a deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent pourquoi. Et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et se disent : pourquoi pas ? » Georges- Bernard SHAW.

On entend et lit de plus en plus souvent les mots « développement durable ». Pourtant, le sens exact de cette expression est relativement méconnu du grand public.

Le développement durable est une notion assez récente qui est appliquée à la croissance et l’émergence de ce concept a été longue. Il s’est construit comme une réponse des institutions et des entreprises aux préoccupations de la société civile et de certaines organisations non gouvernementales, concernant les impacts environnementaux et sociaux des activités humaines.

Désormais, ce concept est au cœur d’un nouveau projet de société permettant de remédier aux excès et aux dysfonctionnements d’un mode de développement dont les limites ont été fortement dénoncées dès le début des années 1970.

Mais le terme passe presque inaperçu jusqu’à celle proposée par la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement dans le Rapport Brundtland en 1987 qui est celle la plus communément admise. Le développement durable y est définit comme « Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

Ainsi entendue, la notion de développement durable contient à la fois l’idée selon laquelle nous devons laisser aux générations futures de quoi subvenir à leurs propres besoins, et celle qui vise à permettre à toutes les populations d’une même génération de parvenir à disposer d’un minimum de ressources et de droits (ce qui concerne plus particulièrement les pays en développement ou les pays émergents).

Popularisé par le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, le développement durable s’est affirmé comme un concept à la mode devenu aujourd’hui un concept important. Cette notion est « l’idée nouvelle » qui a marqué les deux dernières décennies, dans un champ particulier situé entre l’environnement et du développement économique et social.

En 1992, le sommet de la terre tenu à Rio sous l’égide des Nations Unies, officialise la notion de développement durable et celle des trois piliers qui représentent l’objectif du développement durable.

On retrouve donc au sein de ces trois piliers :

–       Le volet économique ; s’agissant de développer la croissance et l’efficacité économique pour favoriser la création de richesses pour tous à travers des modes de production et de consommation durables. Ce pilier repose sur l’utilisation raisonnée des ressources et des milieux naturels ; une évolution des relations économiques internationales (place du commerce équitable et éthique par exemple) ; et l’intégration des coûts environnementaux et sociaux dans le prix des biens et des services.

–       Le volet social ; s’agissant de satisfaire les besoins humains et répondre à un objectif d’équité sociale. Il repose notamment sur la satisfaction des besoins essentiels des populations, la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, la réduction des inégalités et le respect des cultures.

–       Le volet environnemental ; s’agissant de préserver, améliorer et valoriser l’environnement et les ressources naturelles sur le long terme. Il repose notamment sur la gestion durable des ressources naturelles, le maintien des grands équilibres écologiques comme le climat, et la réduction des risques et la prévention des impacts environnementaux. Le volet environnemental étant lui-même abordé sous trois angles complémentaires : le climat (atmosphère et interactions, avec les océans notamment), la biodiversité (diversité des espèces animales et végétales) et les ressources naturelles (eau, ressources dites fossiles et naturelles).

Dans le modèle issu du Rapport Bruntland, il ne s’agit pas de refuser la croissance économique comme moteur du développement. La croissance est en effet indispensable pour permettre, d’une part, l’émergence des pays pauvres et, d’autre part, pour soutenir l’innovation technologique et scientifique.

D’après le pilier économique du développement durable, il est judicieux d’aborder le sujet de la « finance durable » qui est une nouvelle finance pour le XXIème Siècles selon de nombreux chercheurs et auteurs.

On retrouve également un ouvrage collectif intitulé « la Finance durable, une nouvelle finance pour le XXIème Siècles » de Dhafer Saidane, économiste et chercheur et Georges Pouget, lauréat 2009 du prix Turgot, co-auteurs de ce livre.

La question que nous allons nous poser est de savoir si la finance peut- être durable ?

Nous allons donc dans un premier paragraphe parler de l’intervention de la finance sur le développement durable, puis nous examinerons les caractéristiques de la finance durable dans un deuxième paragraphe.

 I/ UNE FINANCE INTERVENANT SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE.

Le régime de la croissance mondiale d’après crise va dépendre d’investissements massifs, innovants et donc risqués.

La finance doit être restructurée selon les principes de la croissance soutenable (qui est la traduction de l’expression anglo-saxonne « sustainable development ») pour guider l’allocation du capital social total.

Cette nouvelle finance passe par une intermédiation publique dans des fonds verts.

C’est par l’engagement des états dans les politiques d’innovation, et les garanties contre les risques provenant des externalités climatiques, que l’épargne collective pourra participer au financement de la croissance soutenable.

En 2010, apparaît un film intitulé « moi la finance et le développement durable » qui pose la question de l’investissement responsable.

On parle de plus en plus du développement durable, et on se demande donc si la finance peut intervenir sur celui-ci.

Dans ce film, on cherche à savoir comment circule l’argent, quel est le meilleur système pour investir… on refuse l’investissement dans l’armement, le nucléaire, l’énergie fossile…

Les investisseurs passent de plus en plus des investissements responsables (sans nuisance) à l’investissement durable (investissement dans les solutions aux défis du développement durable).

La finance durable est une finance qui va dans le sens du développement durable; on peut parler également d’investissement durable.

Selon ce film, la finance durable pourrait se traduire par le fait de dépenser utilement, ou plutôt consommer utilement et de manière utile.

Aujourd’hui le développement durable est un sujet très médiatisé, il faut le privilégier car malgré qu’il soit bon pour notre monde c’est aussi un investissement sûr.

La finance peut-elle être durable ; telle est la question.

Les deux termes de Finance durable sont révélateurs d’aspirations contradictoires : une exigence de performances à court terme d’une part qui est accrue par l’accélération continue des échanges, et d’autre part un besoin de pérennité porté par le souci des générations futures.

Si l’on admet que les crises favorisent les changements de paradigme, alors la notion de finance durable a toutes les chances de prospérer.

L’exigence du développement durable s’installe solidement dans les politiques publiques et dans les stratégies des entreprises.

Le processus déjà bien amorcé avant l’éclatement de la crise mondiale a été accéléré par elle, car la crise renforce les impératifs au cœur du développement durable avec plus d’actions sur le long terme, plus de transparence et une meilleure gouvernance.

Le rôle du secteur financier, en vue de faciliter les progrès vers le développement durable, a évolué considérablement depuis que le premier concept a reçu une attention mondiale à la conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (Rio de JANEIRO 1992).

Le développement durable qui est défini comme « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs», s’organise en grande partie autour de la lutte contre le changement climatique et de la croissance verte, mais il ne se réduit pas à ces dimensions-là, si importantes soient elles. Il fait également référence aux normes sociales et sociétales, à la qualité de la gouvernance et de façon plus large à l’idée de soutenabilité à décliner dans ses différentes dimensions, économiques, financières et sociales…

Du fait que le concept de développement durable comporte une forte composante intergénérationnelle, il impose d’adopter d’emblée un horizon de long terme. C’est pour cela qu’aujourd’hui on s’intéresse à la rentabilité à long terme.

La finance durable désigne pour l’essentiel, l’ensemble des instruments et mécanismes de financement du développement durable. Elle fait la synthèse d’un certain nombre de nouvelles frontières de la finance puisqu’elle intègre le financement des infrastructures, celui de la croissance verte, la finance carbone qui connaît un essor impressionnant depuis quelques années, tout ce qui touche au financement de la croissance des PME, croissance capitale…

Les financements de long terme sont indispensables pour le développement durable, le développement des PME, l’essor des infrastructures, la prise en charge des dépenses d’avenir, comme celles financées en France via « le grand emprunt ».

Pour maintenir, le flux indispensable de financement à long terme (avec Bâle 2- Bâle 3, changements de ratio de liquidité…), il va falloir jouer sur plusieurs tableaux en mettant en œuvre une politique de qualité de l’épargne privée, sans abus des niches fiscales, incitant les ménages à s’engager à plus long terme, relancer le capital investissement en tirant les leçons de la crise et en privilégiant le capital-risque…

Gérard MESTRALLET, président de PARIS EUROPLACE a déclaré lors du forum de 24.11.2008 « nous sommes convaincus que notre système financier sortira transformé de cette crise. Il s’agit là d’un enjeu fondamental pour l’avenir de l’économie française et européenne. L’action collective autour de Paris Europlace, pour une finance durable est une nécessité ».

En première approximation, la finance durable peut être définie comme une finance responsable qui serait une alternative à la finance conventionnelle. Cette dernière étant inscrite dans la sphère marchande où les prix sont l’expression d’un coût de production auquel s’ajoute une marge. Elle est motivée par la rentabilité, la productivité, l’efficacité et la gestion factorielle optimale. Elle vise le financement de projets conventionnels s’inscrivant dans la même optique marchande.

La finance durable serait « à visage humain » basée sur des relations où l’asymétrie informationnelle et en particulier l’aléa moral sont plus faibles. Selon le PNUE la finance durable serait aussi l’expression d’un acte social. Elle s’inscrirait dans la sphère non marchande où les prix seraient la traduction d’un coût social de production auquel s’ajoutent en général les subventions, les aides et les transferts. Cette finance est motivée par le social, le solidaire, l’humain, le durable, l’éthique, l’équitable et la bonne gouvernance. Et elle s’accorde avec les projets socialement responsables.

Selon les contributeurs de l’ouvrage « la finance durable, une nouvelle finance pour le XXIème Siècles », les questions relatives à la finance durable vont occuper une place sans cesse grandissante dans les années à venir. Et pour la première fois, 17 auteurs, économistes reconnus, posent les fondamentaux d’une finance durable. La diversité des points de vue, particulièrement stimulante permet de dégager une vision prospective.

 II/ LES CARACTERISTIQUES DE LA FINANCE DURABLE.

Cette finance durable s’appuie sur quatre principes :

–       Une réflexion innovante et utile,

–       Le financement respectueux de l’environnement,

–       La proximité par rapport aux individus

–       L’inclusion.

En effet, la finance durable est :

–       Basée sur des approches de finances nouvelles et des comportements individuels nouveaux,

–       Conforme au financement de la croissance soutenable, elle sert à financer la croissance soutenable au moyen d’intermédiaires de finances durables qui sont des entreprises solides, avec des services stables, conscientes de leurs responsabilités à l’égard de la société et qui inscrivent leurs actions dans le temps par des financements de long terme.

–       Proche des individus

–       Inclusive et non prosélyte et ne cherche pas à rejeter la finance conventionnelle.

Cette finance peut être définie comme une finance responsable complétant la finance conventionnelle et non forcément en opposition avec cette dernière.

Le secteur financier devient donc un vecteur essentiel d’innovations économiques, sociales et environnementales.

Nous sommes tous les acteurs responsables de l’économie, par nos achats comme nos placements, dans le choix de nos modes d’échanges ou de vie.

Seule une finance durable, qui associe performance à long terme et rentabilité acceptable, rend possible le nécessaire changement vers une économie plus éthique, responsable et solidaire.

Devenir acteur de la finance durable, c’est prendre des décisions, aux enjeux économiques ou financiers, qui prennent aussi en compte les enjeux humains et environnementaux.

Mais c’est aussi préférer l’équité, qui favorise durablement la solidarité entre les êtres humains, à la spéculation qui ne sert le profit personnel qu’à court terme.

Chacun de nous peut agir pour que la finance durable, en se développant, devienne une évidence, pleine de bon sens, aux yeux de tous.

Une transition mondiale vers une économie verte nécessitera une réorientation importante des investissements pour augmenter le niveau actuel des flux des secteurs publics et privés pour les principaux domaines prioritaires, dont la majeure partie devra être mobilisée à travers les marchés financiers.

Actuellement, l’investissement dans l’économie verte est bien inférieur à 1% du PIB mondial.

La grande majorité de l’investissement, qui doit être redirigé vers l’économie verte, devra provenir du secteur financier privé, si les principaux objectifs de développement durable sont réalisés dans les délais nécessaires.

Toutefois, le financement public est essentiel pour la transition vers une économie verte et plus que justifié par les externalités positives qui seraient générées.

Le rôle des finances publiques, dans le soutien d’une économie verte, a été démontré par les composantes vertes des paquets de relances budgétaires massifs lancés par les pays du G20, pour répondre à la crise économique et financière qui a éclaté en 2008.

Sur les trois milliards de dollars de fonds de relance, plus de 15% ont été alloués à des secteurs verts ou au « verdissement » des secteurs bruns.

Le financement public des investissements verts ne se limite pas à des réponses à court terme à la crise financière et économique.

La république de Corée par exemple, a inclus les fonds publics pour les investissements verts dans le plan de développement du pays, sur cinq ans.

On retrouve trois formes de la « finance durable » qui sont traitées ici :

–       L’Investissement Socialement Responsable (ISR) qui correspond à une démarche d’investissement prenant en compte des considérations liées à l’environnement, aux questions sociales, éthiques et à la gouvernance, en complément de critères financiers.

–       La Finance Solidaire , qui repose sur un engagement exclusivement social. Les entreprises ou les œuvres bénéficiaires de cette épargne exercent des activités à forte utilité sociale, consistant par exemple à insérer des personnes en difficulté. Certains fonds étiquetés « finance solidaire » sont également ISR.

–       Et enfin, le micro-crédit , qui vise à lutter contre la précarité en finançant les projets des plus démunis.

Même si la « finance durable » demeure encore marginale par rapport aux formes d’épargne plus traditionnelles, la création de ce nouveau dossier souligne l’intérêt croissant des ménages et institutions françaises pour la nature des projets qu’ils financent.
Selon Novethic, centre de recherche et d’information sur l’Investissement socialement responsable, les encours de ce dernier ont atteint 50,7 milliards d’euros, soit une croissance de 70 % en 2009. L’association professionnelle Finansol estime que les encours des fonds d’épargne solidaire – dont beaucoup sont comptabilisés dans les fonds ISR – ont bondi de

47 % à 2,4 milliards d’euros, en 2009.

Quant aux microcrédits, si le microcrédit professionnel s’est bien développé sur les dernières années, l’Observatoire de la micro finance a récemment souligné la faiblesse du microcrédit personnel. En 2009, les microcrédits professionnels, garantis par le Fonds de cohésion sociale, ont progressé de 38 %, pour atteindre 20.384, sachant que par définition aucun micro-crédit professionnel ne peut dépasser 25 000 €. Seuls 5.520 microcrédits personnels garantis ont été distribués par les établissements financiers. Au 31 décembre 2009 le montant nominal des 11 519 microcrédits personnels garantis s’élevait à 26,06 millions d’euros, aucun ne pouvant dépasser 3 000 €

Les pouvoirs publics accompagnent l’intérêt grandissant envers la finance durable et multiplient les initiatives.

La promotion de l’ISR, notamment avec le lancement de la Semaine de l’ISR, figure parmi les engagements du Grenelle de l’Environnement.

Les produits labellisés, développés par divers acteurs de la « finance durable » tels que Novethic et Finansol, aident les épargnants à orienter les fonds qu’ils souhaitent placer.

Le développement de la finance solidaire est favorisé par l’obligation de proposer au moins un fonds commun de placement en entreprise solidaire dans le cadre du PERCO et, depuis le 1er janvier 2010, dans les plans d’Epargne Entreprise. Il est également favorisé par divers avantages fiscaux.

A cela s’ajoute un cadre législatif favorable au micro-crédit. En effet, la nouvelle loi portant réforme du crédit à la consommation, adoptée le 21 juin 2010, établit la possibilité pour les fondations et associations dédiées au microcrédit d’emprunter des fonds auprès de personnes physiques.

Les leaders en finance durable, ont une place importante, car ils :

–       Apportent une contribution éthique et écologique dans les pratiques commerciales et économiques, vis-à-vis des clients et des produits financiers.

–       Apprennent comment le concept de développement durable peut être intégré dans les processus de décision des instituts financiers (activités de financement et d’investissement),

–       Conseillent et aident les entreprises à la mise en place de processus et de services respectueux e l’environnement ainsi qu’à la conception de produits et d’investissements orientés vers la durabilité,

–       Connaissent les facteurs de succès nécessaires pour la mise en place de solutions innovantes et durables et la manière de communiquer ces solutions aux différentes parties prenantes

Comme nous le montre l’ouvrage collectif « la finance durable une nouvelle finance pour le XXIème Siècle ? », les termes « finance durable » sont révélateurs d’aspirations contradictoires : une exigence de performances à court terme d’une part, accrue par l’accélération continue des échanges et, d’autre part, un besoin de pérennité porté par le souci des générations futures.

Cet ouvrage est novateur car il repose sur des points de vue variés d’experts de renommée mondiale. La notion de finance durable « se visite » à travers le regard de ces spécialistes à l’approche très didactique. La diversité des points de vue particulièrement stimulante permet de dégager une vision prospective.

La finance durable est donc possible et semble de plus en plus importante à notre époque, pour préserver notre finance.

Désormais, on pense sur le long terme, sur la durabilité et non plus sur le court terme. On cherche à « durer » dans le temps ; d’où « la finance durable ».

La finance durable semble « vivre » à travers les citoyens qui doivent apprendre à réfléchir sur le long terme, sur la durabilité et l’efficacité du financement.

 

OUVERTURE SUR LA FINANCE ETRANGERE.

Dans cette ouverture sur la finance étrangère, il est question de savoir si la finance islamique est une finance durable.

Si celle-ci est durable, elle l’est en raison des principes qu’elle véhicule et sur lesquels elle s’appuie. Elle l’est aussi du fait des innovations qu’elle suscite et de l’offre continue de produits novateurs.

Sa résilience en période de crise l’a érigé en exemple à suivre pour plusieurs observateurs qui peuvent s’en inspirer pour proposer des solutions.

Certes, la concurrence avec le secteur bancaire conventionnel pousse les banques islamiques à rechercher une certaine compétitivité, mais cela ne doit pas être au prix d’un détournement des fondements de cette finance et du renoncement à ses propres schémas financiers.

Elle a jusqu’à présent, largement profité des théories et des instruments développés dans le contexte de la finance conventionnelle, fondés sur la dette et sur l’intérêt.

La finance islamique a beaucoup à apprendre du système financier conventionnel.

Toute fois elle doit continuer à cultiver et à marquer sa différence pour mériter sa place de système alternatif.

A ce niveau, la recherche aussi bien fondamentale qu’appliquée doit jouer son rôle de précurseur pour imagine conceptualiser et promouvoir des produits authentiques assurant la sécurité, la liquidité et la diversité nécessaire au développement et à l’essor d’un système financier islamique alternatif.

Le défi majeur consiste donc à combler le fossé qui peut séparer la théorie des pratiques actuelles de la finance islamique. C’est la condition sine qua non pour permettre à la finance islamique de consolider ses acquis, de conforter son développement sans renoncer à son authenticité et aux principes qui ont fait son succès jusque-là.

Webographie :

 Bibliographie :

  • La finance durable « une nouvelle finance pour le XXIème Siècle ? » sous la direction de Pascal GRANDIN et Dhafer SAIDANE.

Rédigé par vroox idans Thèmes et Commentaires (2)

2 commentaires

  1. Commentaire by bforbroker on 18 décembre 2014 at 13 h 39 min

    Je pense que chaque gouvernement et chaque chef d’État doivent avoir connaissance de ce finance durable ! Comprendre son concept et mettre les théories en application !

  2. Commentaire by Vincent Verdier on 5 mars 2015 at 11 h 52 min

    Merci pour cet article à la fois riche et constructive.

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