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Comment s’explique la croissance du secteur tertiaire dans les économies développées ?

Sujet : Comment s’explique la croissance du secteur tertiaire dans les économies développées ?

    Les révolutions agricoles et industrielles des XVIIIème et XIXème siècles ont entrainé des mutations dans la répartition de la population active par secteur d’activité. De la mise en évidence des secteurs d’activité par Allan G. Fischer à la théorie de la «société post industrielle» du sociologue américain Daniel Bell (1919-), en passant par la place croissante de l’information dans l’économie, la montée du tertiaire est souvent considérée comme un facteur déterminant du progrès des sociétés contemporaines.

     Popularisée par l’économiste britannique Colin Clark (1905-1989) dans son ouvrage publié en 1940 «The Condition of economic progress», la notion de tertiaire a souvent été définie comme une catégorie résiduelle, comprenant tout ce qui n’est pas agricole ou industriel. L’INSEE définit d’ailleurs celle-ci comme étant un «vaste champ d’activités qui va du commerce à l’administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l’éducation, la santé et l’action sociale». En effet le secteur tertiaire concerne la production de biens immatériels  et la place croissante acquise par ces activités fait de lui une nouvelle composante du système économique mondial. Cette position dominante conduit à s’interroger sur les sources de la croissance du secteur tertiaire dans les économies développées.

La croissance du secteur tertiaire peut trouver sa source dans l’évolution de la consommation, mais aussi dans la diminution de l’emploi industriel. Mais l’influence du progrès technique, associé à un essor de la pratique de l’externalisation a conduit à un accroissement rapide du poids du secteur des services dans les économies développées.

I / L’influence de données conjoncturelles sur la tertiarisation dans les économies développées.

  La tertiarisation est un phénomène favorisé par des évolutions au niveau de la consommation et se développe au détriment des secteurs primaire et secondaire.

     A) les mutations de la structure de la consommation.    

    Depuis les années 1950 les consommateurs se tournent de plus en plus vers l’acquisition d’autres biens que ceux issus des processus de production agricole ou industriel. En effet, à la différence de la société industrielle, dans laquelle le niveau de vie est directement lié au volume de biens acquis, la société tertiaire se caractérise par une consommation accrue de services. Les ménages consomment donc une quantité croissante de biens dits «immatériels» qui consistent le plus souvent en une fourniture de services. Ainsi, parallèlement à la progression du revenu disponible des ménages, la demande de services s’accroît. Ces services interviennent le plus souvent dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la culture ou des transports. Cette évolution serait à l’origine d’une véritable explosion du secteur tertiaire dans les économies développées.

    Ce phénomène a été analysé, de manière indirecte, par le statisticien allemand Ernst Engel (1821-1896) en 1857 par le biais de lois mettant en relation l’évolution des dépenses de consommation avec le niveau de revenu.

    La première loi d’Engel énonce le fait selon lequel la part du revenu affectée aux dépenses d’alimentation est d’autant plus faible que le revenu est élevé. En effet cette loi concerne les biens alimentaires et il faut préciser que ce type de bien a été intégré dans la catégorie des  «biens normaux» en relation avec le concept d’«élasticité de la demande». Ces biens, également qualifiés de «nécessaires», admettent donc une stagnation de leur coefficient budgétaire lorsque le revenu du ménage augmente dans une proportion inférieure ou égale à 1. Son «élasticité-revenu» sera alors comprise entre 0 et 1. Cette loi concerne également, dans une moindre proportion, les biens «inférieurs», dont la consommation connaît une diminution quand le revenu augmente et dont l’«élasticité-revenu» reste négative.     Inversement, leur consommation augmente quand son revenu baisse. Il s’agit de biens de mauvaise qualité auxquels les consommateurs préfèrent substituer des biens nouveaux lorsque le niveau de leur revenu le permet. C’est le cas, par exemple, de certains produits alimentaires tels que le pain ou les pommes de terre.     D’après cette loi donc(INUTILE), la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires, ou «coefficient d’Engel» est inversement proportionnelle au niveau de revenu du ménage. La consommation alimentaire sera donc d’autant plus faible que le niveau de vie du ménage est élevé. Pour déterminer cette loi, Engel a procédé à l’observation du budget de 153 familles belges, celle-ci étant complétée par de nombreuses autres études statistiques.

    À travers sa deuxième loi, Engel affirme que la part du revenu affectée aux dépenses de vêtements, logement, chauffage et éclairage ne connaît pas de variation significative lorsque le revenu augmente.

    La troisième loi, enfin, démontre que la part affectée aux besoins d’éducation, de santé ou de voyages augmente plus vite que le revenu.

        Au vu de ces constatations, il est possible d’affirmer que la tertiarisation est signe de progrès, du simple fait que la consommation se déplace avec la hausse du revenu selon l’urgence ressentie des besoins. Les ménages ayant un revenu leur permettant d’assouvir leurs besoins primaires, il peuvent consacrer une plus large part de leur budget à la consommation de biens dits «supérieurs». Cette thèse a été développée par Daniel Bell, dans son ouvrage L’avènement de la société post-industrielle paru en 1974. Pour l’auteur, la progression de la consommation de services et la part croissante occupée par ceux-ci dans l’emploi sont deux évolutions inévitables. Cette assertion est notamment justifiée par une tendance durable qui a trait à la consommation finale. En effet, dans la cadre de cette consommation, la croissance du pouvoir d’achat découlant d’une hausse du revenu des ménages implique que la demande émanant de ces unités suive un parcours bien délimité. En effet, cette demande portera tout d’abord sur des biens primaires, en réponse à des besoins urgents et de première nécessité, puis sur des biens secondaires issus principalement du secteur industriel, comme le logement ou l’automobile, et enfin sur les biens «supérieurs» sus évoqués, qui sont essentiellement identifiés dans les services. Il est alors possible d’établir un lien de causalité positif entre la croissance économique et la tertiarisation de la demande finale de biens.

    Cette théorie de la société post-industrielle est radicalement opposée à celle de l’«économie du self-service» proposée par Jonathan Gershuny. Pour ce dernier, dans le but d’obtenir un type de satisfaction souhaitée, le consommateur peut choisir entre l’achat de biens ou l’achat de services. La théorie développée par Bell est donc critiquée en ce sens que l’analyse de la demande des consommateurs en biens et services doit s’appuyer sur des notions comme celle de satisfactions, de besoins, ou de fonction. Le bien ou le service n’est ainsi pas acheté pour lui-même, mais dans l’optique de la satisfaction d’un ou plusieurs besoins. Par exemple si le consommateur désire être transporté d’un lieu à un autre il pourra, soit acheter un service en louant un taxi, soit acquérir un bien en achetant un véhicule personnel.     Cette théorie montre bien que dans certaines situations, le consommateur préférera se procurer un bien plutôt qu’un service, si le rapport des prix relatifs est favorable au premier.

    Cette concurrence entre les deux modes de satisfaction des besoins a été très défavorable aux services. Par exemple, pour le lavage et l’entretien du linge, le consommateur peut, soit acheter des services comme ceux des blanchisseries-teintureries, soit acheter une machine à laver ou un sèche-linge. Le coefficient budgétaire des services des blanchisseries-teintureries était de 0,4 % en 1970 et seulement de 0,2 % en 1992.

     B) l’existence controversée d’un phénomène de désindustrialisation. 

        Le phénomène de désindustrialisation s’analyse généralement comme le recul des matières premières et des biens matériels, au profit d’un essor de la «matière grise».

     D’après l’INSEE, de 1954 à 1994, en France, malgré l’augmentation lente de l’emploi total, l’emploi tertiaire a connu une forte et constante progression. A l’inverse, l’emploi dans l’industrie au sens large, en y incluant le domaine du bâtiment, avait augmenté jusqu’en 1973 pour ensuite diminuer régulièrement. Ainsi, en 1994, le tertiaire représentait un peu plus des deux tiers (68 %) de l’emploi total en France, l’industrie 27 % et le secteur primaire 5 %.

    Les effets produits par le mécanisme de mondialisation et les fermetures d’usines concentrées dans des bassins d’emplois sinistrés et concurrencées par des mécanismes d’importations à bas prix soulèvent la question de la pérennité du secteur secondaire dans les économies développées et de sa place dans l’économie par rapport au secteur tertiaire. Les manifestations les plus évidentes de ces bouleversements sont illustrées dans les multiples processus de délocalisation engagés depuis plusieurs décennies, lors desquels les entreprises sont de plus en plus amenées à transférer leurs unités de production dans des territoire pratiquant un coût de la main d’œuvre moindre et qui sont, le plus souvent, situés dans des pays en développement. La notion de désindustrialisation doit s’appréhender comme une facette du mouvement de réorganisation des économies d’ancienne industrialisation, dans un contexte de mondialisation sans précédent avec l’essor de la Chine et de l’Inde, mais aussi avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les pays développés.

    La désindustrialisation se définit comme la diminution de la part de l’industrie dans l’emploi total. Cette notion est relativement complexe car la part l’industrie dans l’emploi peut baisser sans que l’emploi industriel recule, si l’emploi total augmente.

    Pour la plupart des pays industrialisés, le début des années 1970 constitue la période pendant laquelle les emplois dits «manufacturier» sont à leur niveau maximal. En effet après cette date survient une baisse tendancielle de la part de l’emploi industriel dans l’emploi total de ces économies développées. Les États-Unis connaissent un début de désindustrialisation vers le milieu des années 1960 et la poursuite de la diminution dans les années 1970 jusqu’à la période actuelle.     En 1965, la part de l’emploi manufacturier y est de 28 % et en 2002 elle ne représente plus que 14 % de l’emploi total. Au Japon le processus ne débute que dans le milieu des années 1970 et connaît une évolution plus lente qu’aux États-Unis. Pour ce qui est de l’Union européenne, les bouleversements commencent au début des années 1970 et sont de plus grande ampleur. En effet le Royaume-Uni connaît une baisse de la part de l’emploi industriel vers les années 1980 beaucoup plus importante que celle à laquelle ont dû faire face l’Allemagne ou la France.     Cette dernière n’échappe en rien au mouvement tendanciel de désindustrialisation et connaît une diminution de l’emploi sur le champ industriel dans l’emploi total conséquente. En effet, la part de l’emploi industriel représente 26 % en 1981 et seulement 17 % en 2003.

    Cette diminution généralisée de la part de l’emploi industriel dans les économies développées s’accompagne d’une augmentation concomitante des emplois dans le secteur tertiaire depuis les années 1960. La part des services aux États-Unis représente 56% des emplois en 1960 et se maintient, depuis cette date, à des niveaux de plus en plus élevés. Toutefois, le recours de plus en plus systématique à la main d’œuvre intérimaire dans les pays industrialisés conduit à une augmentation artificielle de la part des services dans l’emploi. Ceci est dû au fait que ce type d’emplois est souvent classé dans les services, ce qui est le cas de la France. Une réorganisation des modes de comptabilisation est donc préférable afin de ne pas surestimer la place du secteur tertiaire dans l’économie.

    La frontière entre l’industrie et les services est cependant de plus en plus floue, du fait de l’interpénétration de ces deux entités dans le système productif. En effet le secteur des services se rapproche progressivement de l’industrie car les entreprises industrielles, en suivant l’évolution de la demande, sont incitées à associer une part croissante de services à la fourniture de leurs produits pour parvenir à la création de biens complexes. Par exemple la vente d’un ordinateur peut s’accompagner de la fourniture d’une garantie ou de la mise à disposition d’une assistance téléphonique ou «hot line».

    Les économies développées connaissent donc un double mouvement, à la fois de tertiarisation de l’industrie, mais également d’industrialisation du secteur tertiaire, qui connaît parfois des gains de productivité importants.

II / La structure du secteur tertiaire comme moteur de son évolution.

    La tertiarisation est une résultante des effets du progrès technique sur les gains de productivité, mais également de la tendance croissante des entreprises à «faire faire».

 A/ le progrès technique et l’évolution de la productivité. 

    Le progrès technique s’analyse comme le processus général conduisant au développement et au perfectionnement des méthodes, mais aussi des moyens de production destinés à la maîtrise de la nature par l’homme en réduisant de manière progressive l’effort humain. Ce concept s’identifie donc aux inventions, qui deviennent des innovations lorsqu’elles sont introduites dans le circuit économique.     Le progrès technique est perçu comme étant l’un des facteurs de l’accroissement de la productivité et, à terme, l’un des principaux déterminants de la croissance économique.

    L’économiste français Jean Fourastié (1907-1990) considère que, si l’emploi recule dans le secteur primaire, c’est du fait de l’exode rural mais aussi de progrès techniques rapides face à une demande en faible hausse de fait de la loi d’Engel précitée. Selon Fourastié, dans le secteur tertiaire, le progrès technique est voué à être lent. Ceci s’explique par le poids du travail direct que l’on ne peut mécaniser car on n’y vend pas les produits du travail, mais le temps de travail lui-même. En effet, l’exemple d’un coiffeur qui, malgré les avancées technologique, a toujours besoin d’une vingtaine de minute pour réaliser une coupe de cheveux, est très illustratif de ce mécanisme. À la différence des secteurs primaire et secondaire, le secteur des services est donc marqué par des gains de productivité structurellement faibles et la production de services est intensive en travail. Comme toutes ses  (CES)activités sont fondées sur le travail, toute augmentation de la production nécessite un accroissement des effectifs. Cette explication s’avère apte, après examen, à justifier la croissance de l’emploi tertiaire depuis les années 1950. Elle permet également de comprendre cet «essoufflement» qu’on connu la plupart des économies développées depuis les années 1980, du fait de la forte croissance de la productivité dans certains secteurs de services. Ainsi, parfois, l’apparition et le développement exponentiel des nouvelles technologies de l’information et de la communication induisent un accroissement des gains de productivité dans certains domaines du secteur des services. D’aucuns on ainsi pu affirmer l’émergence d’un «secteur quaternaire» regroupant les activités de services à fort gains de productivité. Selon une première définition, ce nouveau secteur regrouperait les produits du savoir et de la communication et reposerait sur la propriété intellectuelle. Pour Michèle Debonneuil, le secteur quaternaire est constitué par l’association des secteurs tertiaire et secondaire, et ses produits «hybrides» sont des services incorporant eux-mêmes des biens, comme notamment le fait de mettre à disposition un bien temporairement.

    La théorie développée par l’économiste Alfred Sauvy, inventeur de la notion de «Tiers-Monde», met en scène l’«effet de déversement». Ce mécanisme  permet de mieux comprendre l’évolution de la population par grands secteurs d’activité. En effet, selon Sauvy, l’innovation technologique engendre une hausse des gains de productivité qui, eux-mêmes, induisent une augmentation du salaire ou une baisse des prix. L’accroissement du pouvoir d’achat qui en découle entraine la nécessité, pour les entreprises, d’embaucher pour faire face à cette croissance de la demande. C’est à ce moment là qu’intervient l’effet de «déversement» des emplois, des secteurs qui en détruisent vers ceux qui en créent. Avec cette théorie, Sauvy se rapproche des économistes dits «évolutionnistes» comme J.A. Schumpeter ou F. Hayek. En effet, selon eux, ce sont les changements culturels, les facteurs de la connaissance qui constituent les éléments précurseurs de la croissance. Il est cependant utile de préciser que cette théorie ne peut fonctionner correctement que s’il n’y pas d’obstacles à la mobilité, si les individus peuvent facilement se qualifier ou se requalifier ou encore que si le coût de la main d’œuvre n’est pas dissuasif.     En effet, dans les services aux ménages, la baisse des prix consécutive au jeu de la concurrence pèse sur les salaires. Ce phénomène peut être illustré notamment par les «poor jobs» aux États-Unis.     

     B)   Le développement de l’externalisation des services. 

         À partir des années 1960-1970, les économies développées connaissent d’abord une croissance de secteur tertiaire non marchand, avec les besoins créés par le processus (LE BABY BOOM N’EST PAS UN PROCESSUS) du «baby boom» notamment dans les activités liées à l’enfance, puis à la formation. Survient ensuite un essor du tertiaire marchand qui s’explique, selon Colin Clark, par la troisième loi d’Engel précitée, mais également par un renforcement de la concurrence dû aux difficultés économiques rencontrées depuis un quart de siècle.     En réponse à ces évolutions, les entreprises sont amenées à confier des tâches qui ne sont pas directement liées à la production, à des prestataires de services. Ce mécanisme est caractéristique d’un processus d’externalisation du secondaire. L’industrie et les services admettent une certaine imbrication, qui peut se matérialiser de deux façons. En effet, les emplois de services qui sont, de près ou de loin, liés au secteur manufacturier peuvent se trouver à l’intérieur des entreprises, il s’agit alors de «services liés internes». Ces emplois peuvent aussi se rencontrer à l’extérieur, dans des entreprises indépendantes du secteur tertiaire, et sont alors qualifiés de «services liés externes». Les premiers services sont issus d’un processus de tertiarisation du secteur secondaire, c’est-à-dire d’une augmentation des emplois non directement liés à la production. Les seconds proviennent d’entreprises du secteur tertiaire qui offrent des services aux entreprises, comme des expertises ou bien de la publicité.

    Aujourd’hui la proportion de services liés internes dépasse 30 % dans les économies développées. Toutefois, les entreprises préfèrent en général, plutôt que de les produire elles-mêmes, acheter certains services à d’autres entreprises. Ce comportement trouve sa source dans des considérations d’efficacité, de rentabilité ou de souplesse face aux impératifs du fonctionnement de l’économie par un objectif final de réduction des coûts de production. Les entreprises de services sont mises à contribution car elles sont spécialisées dans un domaine particulier et seront donc plus efficace qu’une autre entreprise sur ce segment spécifique.     L’externalisation constitue donc une forme de sous-traitance d’activités qui peuvent concerner la surveillance ou l’entretien des locaux, la restauration du personnel ou encore le convoyage de fonds. L’externalisation touche le domaine des services et constitue, à ce titre, un vecteur de la tertiarisation.

    Cette tendance à l’externalisation conduit, par ailleurs, à une surestimation de l’ampleur du secteur tertiaire dans sa comptabilisation. En effet, si certains services étaient pris en charge par les entreprises elles-mêmes, ils relèveraient du secteur secondaire, et non du tertiaire.

    La croissance du secteur tertiaire dans les économies développées s’explique à la fois par des facteurs ayant trait à la structure même de la consommation et par une diminution conséquente de la part de l’emploi dans l’industrie. Cette évolution procède également de considérations plus internes, comme le rôle du progrès technique ou bien celui de l’externalisation du secteur secondaire. La croissance tertiaire laisse toutefois ouverts de multiples possibilités de choix politiques pour atténuer les disparités dans la formation des individus et pour éloigner le spectre de ce qu’André Gorz appellera une société de «valets» dans laquelle des  «serviteurs», mal payés, font le travail des autres.

COMMENTAIRE :

BON TRAVAIL AVEC DE BONNE RÉFÉRENCES BIEN UTILISÉES. VOUS AURIEZ CEPENDANT DU SCINDER EN 1/ ET 2/ VOS PARTIES A/ ET B/.

 

Rédigé par vroox idans Dissertations corrigées et Commentaires (3)

3 commentaires

  1. Commentaire by MERSOUL HASSAN on 23 février 2013 at 14 h 01 min

    « La tertiarisation est un phénomène favorisé par des évolutions au niveau de la consommation et se développe au détriment des secteurs primaire et secondaire. »

    Est-ce vrai que La tertiarisation se développe au détriment des secteurs primaire et secondaire ?
    – au niveau « physique », en terme de quantités, la consommation de biens primaires et secondaires ne cesse de progresser : matières premières, pétrole, déforestation, gaspillage de l’eau, céréales, oléagineux… voitures, ordinateurs, électroménagers…
    – ceci est caché par la baisse spectaculaire des prix de ces biens, malgré la hausse de leur demande ; paradoxe étudié par Samuelson pour les produits agricoles
    – la consommation de beaucoup de services croît parallèlement avec celle de leurs biens « supports » : informatique (pc, réseaux, accessoires…), transport (véhicules, bateaux, trains, carburants…), tourisme (bâtiment, eau, électricité…)….
    – J’ai l’impression que la hausse de la productivité des biens abaisse leur valeur marchande (prix unitaire). Ce qui permet un transfert de ressources dégagées vers les services, encore très prisés. Leur part dans le PIB tend alors à augmenter.

    « les consommateurs se tournent de plus en plus vers l’acquisition d’autres biens que ceux issus des processus de production agricole ou industriel »

    est-ce vrai ?
    voir la théorie du self service de Jonathan Gershuny (1978)
    On achète plus de biens producteurs de services à domicile : pc, dvd, jeux, multimédia, tv, matériel de sport, de cuisine… que ces services à l’extérieur voir crise des salles de cinéma

    L’expression « se tournent » est forte. C’EST ENCORE UNE FOIS UN PROBLÈME DE VALEURS MONÉTAIRES ET NON PHYSIQUES
    MERCI
    CORRIGEZ MOI

  2. Commentaire by bjhugvhcy on 17 janvier 2014 at 13 h 52 min

    Nalobi ke oyo bozali kasala ezali kitoko te

  3. Commentaire by modi on 16 décembre 2014 at 6 h 12 min

    les pays en développement sont en pleine phase transitoire dit-on le plus souvent qưen pensez vous?

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