Questions Economiques

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Quelles sont les conséquences économiques des déficits publics.

Sujet : Quelles sont les conséquences économiques des déficits publics.

INTRODUCTION 

Le traité sur l’union européenne, anciennement appelé traité de Maastricht, est entré en vigueur le 1er novembre 1993. Il est considéré comme le traité constitutif de l’union européenne. Parmi les apports importants de cet acte, on peut citer les conditions relatives au changement de monnaie sur le territoire européen.

En effet, les pays membres ont décidé d’abandonner leur monnaie nationale au profit d’une monnaie unique, l’Euro. Cependant, une monnaie commune aux États ne pouvait que s’accompagner de politiques monétaires communes, une harmonie entre eux étant nécessaire à cette intégration ainsi qu’à la survie de cette monnaie unique. Certains critères ont donc été mis en place par ce traité, on peut  citer que  (EXPRESSION MALADROITE)dans ce traité il était imparti aux États membres de respecter certaines règles : un taux d’inflation inférieur à 1,5%, un endettement public inférieur à 60% du PIB (produit intérieur brut, notion qui sera définie ultérieurement) et un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB.

Le déficit public peut être défini comme le solde annuel négatif entre les recettes et les dépenses de l’État, des collectivités territoriales et des organismes de sécurité sociale. Les recettes étant alors inférieures aux dépenses.

En janvier 2010, le ministre du budget français Mr. Eric Woerth annonçait un déficit public de 7,9% du PIB pour la France sur l’année 2009, soit environ 138 milliards d’euros. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les prévisions pour 2010 sont de 8,2%. La France semble alors bien loin des objectifs européens, mais elle n’est néanmoins pas la seule dans cette situation délicate. Ainsi, nos voisins espagnols ont une dette publique de 8% du PIB en 2009, et les USA de 8,3% pour l’exercice 2008-2009.

Le FMI (Fond Monétaire International) commence à mettre en garde les États concernant les dangers des déficits publics importants. En effet, on remarque que les pays les plus endettés sont souvent les plus développés, et ils rencontrent de nombreuses difficultés dans le remboursement de leurs dettes . Cette situation préoccupante doit être étudiée de prés. Les conséquences résultant de déficits publics importants ne sont pas anodines, notamment celles affectant l’économie.

C’est pourquoi il serait intéressant de se demander quelles sont les conséquences économiques des déficits publics sur l’économie. Afin de répondre à cela, il sera observé dans un premier temps les conséquences concernant l’État, puis dans une deuxième partie les enjeux des politiques de rigueur sur l’économie seront étudiés.

I/ Les conséquences économiques touchant l’État.

    L’État est le premier agent à être touché par les déficits publics, l’augmentation de la dette publique (A) comme conséquence première doit être étudiée, ainsi que la nécessité de la mise en place de politiques de rigueur (B).

A) L’augmentation de la dette publique nationale. 

    Après avoir défini la notion de dette publique (1), il sera recherché les conséquences de ce phénomène (2).

1 – Notion de dette publique.

La dette publique correspond à la dette de l’État. Cela représente la totalité des emprunts réalisés par l’État, les collectivités territoriales et les organismes de sécurité sociale. Les collectivités publiques préfèrent généralement l’émission de titres ou des bons du trésor plutôt que l’emprunt à des banques privées. L’État s’engage alors à rembourser la dette, tout en payant des intérêts. Il convient ici de distinguer la dette publique de la dette extérieure, qui elle représente l’ensemble des dettes des agents économiques envers des créanciers étrangers.

Comme vu précédemment, (EXPRESSION À ÉVITER) les États qui connaissent un déficit public ne peuvent pas assumer la totalité de leurs dépenses. C’est pour cette raison qu’ils ont recours à l’emprunt.

La théorie semble logique et intéressante pour les États, puisque cela permet la mise en place des politiques favorables à l’économie. Néanmoins, le souci majeur étant alors d’arriver à un stade où l’État est excessivement endetté, dépensant plus que ce qui rentre dans ses caisses. (UN PEU CONFUS)

L’augmentation de la dette publique signifie que l’État n’a pas réussi à récupérer l’argent qu’il avait engagé, dont la conséquence est l’accumulation des déficits publics au fin des années. (ATTENTION AU FRANÇAIS) Cela se produit principalement lorsque l’État s’est endetté pour ses besoins de fonctionnement (personnel, fournitures…). L’explication étant que ces dépenses ne peuvent pas être rentabilisées à court terme puisque ce sont des dépenses immédiates qui n’amèneront aucun bénéfice direct. Les intérêts doivent donc être remboursés avec des recettes autres. Par exemple, l’augmentation du personnel est une dépense importante, régulière et pour plusieurs années.

2 – Intérêt et danger de cette augmentation.

-Concernant les intérêts divers :

Le principal intérêt de la dette publique est qu’elle permet aux États de conduire leurs politiques économiques. Cette vision provient de la théorie Keynésienne de la dette publique (John Maynard Keynes, économiste britannique, 1883-1946 : General theory of employment, interest and money, 1936).

L’emprunt en lui-même n’est pas forcément dangereux, en effet il peut correspondre à une politique de l’État de relance de l’activité économique de son pays.  (UNE POLITIQUE DE RELANCE DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE CONDUITE PAR L’ÉTAT)Le but étant alors une hausse des dépenses favorisant l’économie et la baisse des impôts permettant aux acteurs économiques de participer à la relance en consommant. À terme, l’État aura créé de la richesse en plus, qui permettra le remboursement des intérêts. Le remboursement de ces intérêts devient alors une priorité pour l’État, pour la France par exemple le remboursement des dettes est une dépense de fonctionnement obligatoire : les collectivités publiques doivent prévoir ce remboursement dans leur budget annuel.

-Concernant les risques envisageables :

Cependant une augmentation constante de la dette publique amène a une situation où une grande partie des recettes va servir à rembourser les intérêts. Pour rappel, les États membres de l’union européenne ne doivent pas avoir une dette supérieure à 60% du PIB (Le Produit Intérieur Brut est un indicateur économique qui sert à mesurer la production d’un État. On peut le définir comme la valeur totale de la production de biens et services sur le territoire national réalisée par les agents sur ce même territoire).

La première conséquence néfaste est alors que les générations futures devront gérer une dette très importante. Cet héritage est une lourde charge, car plus le montant des intérêts augmente, moins les administrations nationales ont de liberté dans la gestion de leurs ressources. Plus le remboursement de la dette correspond à une part significative des ressources, au (INUTILE) moins les gouvernements futurs pourront disposer librement de leurs ressources.  En effet on note une difficulté sérieuse des États pour rembourser leurs dettes.

    L’endettement d’un État pourrait être un moyen efficace de réguler et relancer l’économie, il ne faut néanmoins pas en abuser. À court terme l’endettement étatique permet d’éviter l’endettement des ménages. À (LONG ?) terme un endettement excessif est nuisible à la société, et amène l’État à tout mettre en œuvre pour corriger cette erreur.

B) Une politique de rigueur obligatoire à mettre en place.

    Afin de limiter les déficits publics les États doivent impérativement faire preuve de rigueur (1) dans la gestion de leurs dépenses et de leurs recettes (2).

1 – Les intérêts d’une politique de rigueur.

La priorité est d’arriver à un solde 0 entre les dépenses et les recettes de l’État. Un équilibre à 0 parait difficile à obtenir, mais le but est de s’en approcher le plus possible. C’est la vision des économistes néoclassiques, pour lesquels le budget de l’État doit être équilibré.

En effet, si l’État réussi à maitriser son solde budgétaire, 2 situations différentes se dégagent alors :

Soit on arrive à un solde 0, les recettes compensent les dépenses. Bien entendu, il faut inclure dans les dépenses une part de la dette à rembourser, la proportion de ce remboursement doit être fait en fonction des aptitudes de l’État au remboursement. Cette situation est convenable et doit être conseillée, cependant l’inconvénient est que la dette est remboursée au fil du temps. Si la dette est raisonnable, cela sera remboursé en quelques années. Mais si la dette est importante, le problème est que l’État va être contraint d’appliquer cette rigueur pendant un long moment, le temps de rembourser intégralement leur (SA) dette.

La solution la plus intéressante serait que l’État arrive à un solde positif. Dans ce cas là, en plus d’avoir prévu dans les dépenses un remboursement de la dette, le surplus réalisé devrait être prioritairement consacré au remboursement de la dette.

2 – Une meilleure gestion des dépenses et des ressources étatiques.

-Concernant les dépenses :

Afin d’éviter les déficits publics, 2  (deux)moyens semblent pouvoir être mis en œuvre pour assainir les dépenses de l’État (PHRASE UN PEU LOURDE): réduire les dépenses actuelles d’une part et éviter la création de nouvelles dépenses d’autre part.

En premier lieu, la réduction des dépenses semble importante afin de ne pas créer d’endettement supplémentaire. En effet, les États doivent travailler en ce sens, même si cela n’est pas chose aisée. Baisser les dépenses signifie freiner les aides aux ménages et aux entreprises. De plus, cela suggère de baisser les dépenses de fonctionnement de l’État, en d’autres termes réduire les budgets de personnels et de fournitures. Ces mesures sont souvent mal perçues par la population, d’où la difficulté.

En second lieu, l’État doit éviter de créer de nouvelles dépenses. Ce la signifie baisser les investissements. Ce conseil a d’ailleurs été donné par Mr. John Lipsky, numéro deux du FMI, lors d’une visite à Pékin.

-Concernant les recettes :

La  solution pourrait être de trouver de nouvelles ressources afin de rembourser la dette et ne pas en créer une nouvelle. Trouver de nouvelles ressources n’est pas aisé, car le meilleur moyen est l’impôt.

C’est une question très délicate pour les États, car ils doivent se demander qui imposer. Logiquement on pense à la population et aux entreprises. Il appartient alors à l’État de mettre en place des mesures utiles pour ses finances, tout en veillant à ce que l’imposition ne soit pas injuste pour ses citoyens.

Une autre solution est envisageable, mais elle ne dépend pas que des volontés de l’État : la croissance économique du pays est un bon moyen pour les gouvernements d’arriver à augmenter leurs recettes. Néanmoins, il y a beaucoup de facteurs qui entrent en compte ici, notamment les politiques des entreprises et la situation financière des partenaires commerciaux étrangers.

De plus, il pourrait être intéressant que les États renforcent les pouvoirs de leur parlement en matière de contrôle budgétaire, afin d’éviter les dépassementS de budget répétitifs. Les gouvernements ne doivent pas être seuls responsables et garants de l’équilibre budgétaire.

II/ Les enjeux des politiques de rigueur pour les acteurs économiques : la France comme exemple

    Il est nécessaire pour les États de bien gérer leurs finances. Mais ils ne sont pas les seuls acteurs de ces politiques de rigueur, la population est logiquement touchée aussi (A). Dans un autre temps, les manifestations actuelles en France font de cet État un exemple à étudier (B). (PHRASE ÉNIGMATIQUE)

A) L’acceptation de la politique de rigueur par les autres acteurs économiques.

 Les principaux acteurs économiques en dehors de l’État sont les ménages (1) et les entreprises (2).

1 – Pour les ménages.

Il semble important que les ménages soient conscients que l’État n’a pas le monopole(DE L’ACTION) d’action, ils ont eux aussi un rôle important à jouer. Leur bien-être et l’amélioration de leur quotidien est la raison d’être de l’État. (ATTENTION : PRISE DE POSITION IDÉOLOGIQUE PERSONNELLE DIFFICILE À DÉMONTRER) Il existe différents niveau de richesses pour les ménages, qui doivent participer chacun en fonction de leurs possibilités.

Pour les foyers à revenu moyen, il leur revient d’accepter une rigueur dans leur quotidien, puisque l’État procède à une limitation des dépenses. De même, il serait profitable que les citoyens soient incités à consommer plutôt qu’à épargner. (À DISCUTER)

Pour les foyers que l’on qualifie d’aisés, une solidarité est nécessaire. La solution pourrait être qu’ils acceptent une imposition plus lourde pour aider à augmenter les recettes de l’État. De plus, il est connu que beaucoup de personnes au revenu important ne conservent pas leurs richesses sur leur territoire national, préférant l’évasion fiscale à l’imposition nationale. Ainsi ils protègent leur capitaux dans d’autres États où ils sont moins imposés.

Pour les foyers en difficulté financière,  la logique voudraient que ce soit ceux qui participent le moins au remboursement de la dette. En effet, ils n’ont pas les moyens de voir leurs impôts augmenter. Cependant, il est nécessaire que ces derniers soient attentifs au contexte, et qu’ils acceptent eux aussi de voir leur situation se stabiliser. Il sera évidemment impossible pour l’État de mettre en place de nouvelles réformes ayant pour but d’améliorer leur situation.

    Toutes les catégories de ménages sont concernées par les déficits publics, tout en étant des acteurs de la stabilité des comptes de l’État. D’autres agents économiques sont concernés, notamment les entreprises implantées sur le sol français.

2- Pour les entreprises.

Les entreprises implantées sur le sol national doivent aussi respecter les règles. En effet cela passe par une limite des licenciements  (À DISCUTER, ARGUMENTER ET PRÉCISER)même si cela leur impose un bénéfice moins important. Le but étant que tout le monde conserve certains acquis. De même, les entreprises nationales doivent essayer au maximum d’éviter la hausse des prix de leur produit.

     De plus, les États pourraient essayer de limiter les délocalisations des entreprises par la voie législative. Les solutions pourraient être des taxes lors du retour des biens sur le territoire pour être vendu sur le marché national. L’avantage est de dissuader les entreprises de partir, et de récupérer les produits des taxes le cas inverse.

En effet, les délocalisations engendrent une perte de richesses nationales et une baisse des emplois disponibles sur son territoire.  Or l’augmentation du taux de chômage doit être évitéE, surtout si l’État n’a pas les ressources suffisantes pour lutter contre ce chômage.

B)  La situation française.

    Il semble intéressant d’étudier les situations individuelles des États. Il est impossible de s’intéresser à la totalité des États, c’est pourquoi un choix a été fait. Après avoir étudié les raisons du déficit public français (1), la réaction du gouvernement mérite d’être observée (2).

1-  L’analyse de la situation française par le rapport Pébereau. 

        Courant 2006, une commission présidée par Michel Pébereau a été mise en place par le gouvernement afin d’étudier la situation de la dette publique française. Le rapport Pébereau, intitulé «rompre avec la facilité de la dette publique-pour des finances publiques au service de notre croissance économique et de notre cohésion sociale», a donc  (INUTILE)étudié de près cette question.

Cette étude conclu que la France connait des déficits successifs depuis de nombreuses années, car elle a fait le «choix de la facilité». En effet, les gouvernements français auraient préféré emprunter que tenter d’assurer l’avenir par une croissance forte. En conséquence, la France vivrait depuis longtemps au dessus de ses moyens, accumulant les réformes créant des dépenses supplémentaires sans les ressources nécessaires. Selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques), les dépenses de l’État français ont été supérieures aux recettes de 18% en moyenne chaque année.

Le rapport ne se contente pas de constater la situation, il préconise aussi certaines solutions à appliquer afin de stopper ce phénomène. Premièrement, il propose une refonte des systèmes de sécurité sociale et de chômage : deux domaines dont le déficit est trop important. Deuxièmement, il donne une liste des dépenses publiques à réduire : rémunération des fonctionnaires, dépenses de défenses et dépenses administratives.

La solution n’est évidemment pas de remettre en cause le système social français, car les acquis sont importants et bénéfiques, néanmoins il parait inévitable qu’une modernisation doit être apportée à ce système afin de mieux gérer les dépenses et les ressources.

2 – Les politiques actuelles. 

Lors de son arrivée à Matignon en 2007, le premier ministre F. Fillon avait déclaré que la France était en «faillite». La situation semble alors ne pas avoir été régularisée depuis le rapport Pébereau. Le gouvernement actuel tente de réformer certains aspects du système français afin de limiter les déficits futurs. En effet, les dirigeants semblent avoir compris que la situation actuelle ne peut plus continuer dans ce sens.

Cependant il doit faire face au mécontentement des citoyens. La situation n’est donc pas encore trouvée concernant la France. (2/ UN PEU COURT)

CONCLUSION

L’été 2010 aura été marqué par ce que l’on appelle «la crise grecque», ce pays membre de l’union européenne s’est retrouvé très endetté, arrivant à une situation de banqueroute étatique. Les mesures d’austérité économiques mises en place par le gouvernement grec pour stabiliser le pays ont conduit à un mécontentement populaire national. Les émeutes grecques doivent être une alarme pour tous les autres pays déficitaires, afin que cette situation ne se multiplie pas.  (EXPRESSION MALADROITE)

On peut logiquement penser que la situation de «crise» qui perdure depuis plus d’un an n’est pas un facteur favorable à la réduction des déficits publics. En effet, les États sont contraints d’augmenter leurs dépenses pour résister au contexte économique mondial. Beaucoup de spécialistes (QUELS SPÉCIALISTES ?) pensent qu’il vaut mieux un État endetté que des ménages endetté.

Il semble désormais évident  (ATTENTION À L’ARGUMENT DE L’ÉVIDENCE)de conclure que l’endettement étatique n’est pas mauvais en lui-même, il peut permettre la relance d’une économie et de sa croissance. L’enjeu est alors pour les États de rester vigilants à la (EXPRESSION INCORRECTE ICI) situation pour ne pas la laisser se dégrader au fil des ans.

COMMENTAIRE :

TRAVAIL MOYEN. ATTENTION À CERTAINES DE VOS PHRASES TROP CONFUSES. LE CONTENU EST INTÉRESSANT MAIS QUELQUEFOIS PAS SUFFISAMMENT DÉVELOPPÉ : EXEMPLE : RAPPORT PÉBEREAU OU 2/ DU B/ DU II.

Rédigé par vroox idans Dissertations corrigées et Aucun commentaire

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