Questions Economiques

Discussions sur l'économie et supplément aux cours

FAUT-IL CRAINDRE LA DÉFLATION

Faut-il craindre la déflation ?

   Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la déflation est le gain du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une diminution générale et durable des prix.

Autrement dit, c’est une inflation négative, l’inflation étant son opposée et se définissant comme la perte du pouvoir d’achat de la monnaie, perte se traduisant par une augmentation générale et durable des prix (AUTRE DÉFINITION POUR COMPLÉTER ET APPROFONDIR : L’INFLATION EST LA HAUSSE DURABLE DU NIVEAU GÉNÉRAL DES PRIX À LA CONSOMMATION). Adolph Miller, membre de la centrale de réserve fédérale américaine en 1921, s’était exprimé le 26 octobre lors de la conférence plénière des Présidents et gouverneurs de Banques de la Réserve Fédérale américaine, et avait clairement démontré la nécessité d’écarter la déflation, tout comme l’inflation : «  Notre devoir est d’éviter la déflation tout comme l’inflation. Par inflation, je veux dire un excès de crédits aboutissant à la montée générale des prix. Par déflation, je veux dire une restriction du crédit aboutissant à la chute des prix. Une bonne politique des affaires et du crédit s’efforcera de passer à peu prés à égale distance de ces deux écueils. ». Eviter la déflation est donc un devoir qu’il faut respecter, et surtout chaque gouvernement doit trouver un juste milieu entre inflation et déflation (IL FAUT PARLER D’UNE RECHERCHE DE LA STABILITÉ MONÉTAIRE PLUTÔT QUE D’UN « JUSTE MILIEU » ; PAR AILLEURS LE GOUVERNEMENT N’EST PAS TOUJOURS LE MIEUX PLACÉ POUR AGIR ; C’EST LA BANQUE CENTRALE QUI DOIT INTERVENIR). De tout temps, les puissances du monde ont craint la déflation, qui engendrerait des pertes conséquentes pour les pays. Généralement, on pourrait croire que la déflation est bonne pour le pouvoir d’achat. Mais ce serait une vision simpliste que de s’arrêter à cela. La baisse des prix peut être avantageuse pour les ménages, mais pendant seulement un temps. La déflation n’est pas une période heureuse, en ce sens qu’elle apparaît généralement en période de crise, comme ça l’a été dans les années 1930, ou au Japon dans les années 1990 par exemple. Le grand économiste Irving Fischer en a le premier décrit les rouages en pleine période trouble en 1933, durant la Grande Dépression. En pleine crise, des acteurs endettés peuvent liquider des actifs à bas prix, le crédit se fait de plus en plus rare et l’argent manque dans les trésoreries. Ainsi, le seul moyen pour les entreprises de faire rentrer de l’argent est de casser les prix (IL AURAIT FALLU ÉVOQUER LES RISQUES DE FAILLITES D’ENTREPRISES ET DE CHÔMAGE LIÉS À LA DÉFLATION).

La déflation est au cœur de l’actualité, principalement en Europe où son spectre se profile au dessus de la Banque Centrale Européenne. En effet, il y a un ralentissement de l’inflation, qui est presque à l’arrêt. Cette déflation qui plane au dessus de nos têtes pourrait être due à la faiblesse des prix du pétrole et des matières premières. Ce phénomène est donc très redouté par les autorités monétaires. Mais peut-on réellement parler de crainte de la déflation ? Ou parfois, peut-elle avoir des effets bénéfiques sur le court terme ? C’est à ces questions qu’il faudra répondre en envisageant tout d’abord le fait que la déflation est un phénomène ancien difficile à surmonter et qui refait surface aujourd’hui (I), pour ensuite rechercher des solutions à ce phénomène de cercle vicieux (II). (BONNE PROBLÉMATIQUE, PLAN CORRECT)

 I/ La déflation : un phénomène ancien et difficile à surmonter.

Il faut d’abord envisager une approche historique et théorique de la déflation pour connaître ses fondements (A), pour montrer que ce fléau est de retour aujourd’hui dans la zone euro (B).

A/Une approche historique et théorique de la déflation.

   Les épisodes de la déflation ont eu lieu plusieurs fois au cours de l’histoire, et ils ont même été réguliers jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais la déflation est beaucoup plus vieille que cela. En effet, parmi les périodes de déflation les plus connues, on peut citer par exemple la crise qui est survenue entre le XVème et le XVIème siècle en Europe. Il s’agissait d’une pénurie des métaux précieux qui servaient à créer de la monnaie. Cela a entrainé la fermeture de nombreux ateliers de fabrication de monnaie et une baisse des prix considérable. Il a fallu attendre le milieu du XVIème siècle pour que l’inflation se relance et mette ainsi fin à la pénurie. Parmi ces périodes historiques, on peut aussi citer la période qui s’est étalée de 1819 à1821 au Royaume-Uni. Ici le gouvernement britannique avait décidé, du fait du coût conséquent des guerres napoléoniennes, de revenir à l’étalon-or en quatre ans. La Banque d’Angleterre avait alors réduit l’offre de monnaie à 17%, ce qui a provoqué une importante chute des prix allant jusqu’à 63%. Ces épisodes ont parfois été associés à des périodes de croissance économique, comme de 1873 à 1896 ou de 1921 à 1929. Dans ces cas là, il y avait eu une productivité phénoménale, ce qui avait favorisé la croissance mais aussi la baisse des prix. La déflation qui est survenue en 1930 ou celle du Japon dans les années 1990 ne sont pas de celles là. Elles sont au contraire le fruit de chocs financiers. La peur de voir revenir la déflation avait refait surface récemment, en 2001, après le krach de la bulle internet. Mais le problème s’était finalement réglé (ATTENTION À CETTE FORMULE : COMMENT LE PROBLÈME EST-IL FINALEMENT RÉGLÉ ?). Plus récemment encore, durant les années 2008-2009 en Irlande, les banques ont été emportées par la crise financière et la bulle immobilière a éclaté. Dans ce contexte, le gouvernement irlandais avait décidé de diminuer les salaires dans la fonction publique et de réduire les prestations sociales, sachant que dans le secteur privé il y a eu des réductions de coûts salariaux. Une baisse des prix et de l’activité économique s’est ensuivie pendant dix-huit mois.

Aujourd’hui, plus que jamais, la crainte de la déflation est à son paroxysme. Mais, précisément, comment entre-t-on en déflation ? Celle-ci survient lors d’un choc réduisant l’activité et influant ensuite sur les prix et les salaires. Mais ce choc doit s’inscrire dans la durée et être assez violent. Il se propage sur la demande pour créer une situation de paralysie. Une déflation arrive dans un contexte bien spécifique. En effet, elle survient en période de faible inflation et quand les taux d’intérêt sont à des niveaux peu élevés. Le choc financier qui engendre la déflation est associé à une baisse des prix, ce qui réduit la richesse des agents économiques qui détiennent des actifs dévalorisés. Tout cela met en danger le système financier et ainsi le financement de l’économie. Mais il faut prendre en compte qu’il y a deux types de déflation. La première peut être qualifiée de « sectorielle ». Celle-ci peut être une bonne chose quand une nouveauté technologique fait surface et que celle-ci est transformée en bien de grande consommation et en gains de productivité. Par exemple, les transports par chemins de fer au XIXème siècle, la diffusion de l’électricité, le développement de la consommation de biens comme la voiture, l’informatique ou la téléphonie ont créé une diminution des prix ainsi qu’une forte croissance liée à la richesse et à l’emploi. La baisse des prix dans ces secteurs a créé de la demande, ce qui a engendré de nouveaux gains de productivité. Concernant les pays asiatiques, la main d’œuvre bon marché de ces pays à suscité une grande demande depuis les années 1970. Par ailleurs, l’arrivée de la Chine, depuis les années 1990, dans la production internationale de produits industriels, a permis de développer de manière exponentielle l’emploi et la richesse dans les pays d’Asie ; ce qui a favorisé le commerce international. On peut même parler d’explosion bénéfique pour le commerce international, par exemple dans des secteurs comme les jouets, le textile ou les objets de décoration. Ainsi, la production et la consommation ont fortement augmenté, et ce en dépit de la baisse des prix. Même si, si l’on s’en tient à la pensée de Keynes, la baisse des prix pourrait conduire les consommateurs à reporter leurs achats pour profiter d’un prix encore plus réduit dans le futur (IL AURAIT FALLU CITER LA THÉORIE DES ANTICIPATIONS RATIONNELLES DE ROBERT LUCAS ET THOMAS SARGENT). Une autre déflation est à envisager, celle que l’on pourrait qualifier de « générale » et qui, selon les écoles d’économie, peut avoir des conséquences diverses et variées. Selon l’école keynésienne, la déflation pousse à différer sa consommation en épargnant. Ainsi, au lieu d’acheter un seul bien immédiatement avec une certaine somme, le consommateur attendra quelques temps pour acheter plusieurs biens dans le futur avec cette même somme. Cette école insiste sur le fait que ce n’est pas du tout bon pour l’économie. A l’inverse, il y a un effet qui consiste à consommer plus lorsque les prix baissent, du fait de la hausse du pouvoir d’achat. Si le premier phénomène l’emporte sur le second, alors on entre dans un contexte de déflation. Du côté des Etats, qui sont d’ailleurs aujourd’hui endettés voire surendettés, la déflation signifie qu’il leur faudra rembourser plus qu’auparavant. En situation de déflation, les prix baissent, certes, mais ce qui compte vraiment ce sont les écarts entre les anticipations et les réalisations. Les taux d’intérêt des emprunts prennent compte de la variation du niveau général des prix, donc du taux d’intérêt réel.

Il faut à présent avoir une approche plus actuelle des choses en envisageant la déflation uniquement dans la zone euro pour montrer qu’elle constitue un fléau presque impossible à surmonter aujourd’hui. (BON PARAGRAPHE ; VOUS AURIEZ CEPENDANT PU LIER DÉFLATION ET DÉLOCALISATION)

B/Le fléau déflationniste dans la zone euro.

   La déflation est un sujet d’actualité. Les banques centrales s’activent d’ailleurs pour l’éviter. Dans une période de crise économique mondiale, la déflation constitue une menace grandissante qui pourrait ralentir très lourdement la consommation. Depuis quelques années, la valeur des monnaies mondiales a été fortement dévaluée, ce qui n’avait jamais encore été vu. La déflation peut avoir un effet dévastateur sur le système financier, et plus globalement sur l’économie. Mais peut-on parler de déflation en France ? Ou plus largement en Europe ? On peut parler de déflation lorsque la baisse des prix s’inscrit sur la durée, précisément quand elle perdure pendant plusieurs trimestres. La déflation n’est pas constituée lorsque la baisse des prix n’est que temporaire. Mais une fois installée, elle est très difficile à repousser. Elle est un cercle vicieux qui commence généralement par un déséquilibre entre l’offre et la demande, où il y a un excès d’offre sur la demande qui entraine une baisse des prix. Mais cette baisse, une fois installée, pèse sur les marges des entreprises directement et indirectement à travers des reports d’achat dans l’espoir d’une baisse plus marquée des prix. Mais avec des marges réduites, les capacités d’investissement des entreprises se voient réduites, d’autant que cela peut aussi entrainer des baisses de salaire par exemple. (IL FALLAIT DÉVELOPPER CE POINT) Ce qui peut être gênant pour les ménages qui ont alors moins de marge de manœuvre pour consommer. C’est donc toute la société de consommation qui en prend un coup. La baisse de la demande induit une baisse des prix puisqu’il y a une baisse de la consommation et une baisse des investissements. La spirale de la déflation peut être très grave pour l’économie d’un pays sur le long terme et il est alors très difficile de remonter la pente en rééquilibrant l’offre et la demande. Le moyen pour un Etat de contrer ce phénomène serait de baisser les taux d’intérêt par exemple, donc de créer de l’inflation (IL FAUT ÉVOQUER L’INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES ET LA SITUATION PARTICULIÈRE DE LA BCE). Mais ce n’est pas chose facile lorsque ces taux sont déjà au plus bas. Le champ d’action pour l’Etat qui est touché est donc très restreint.

Pour donner un exemple chiffré de la déflation qui s’insinue doucement dans la zone euro, on peut citer l’estimation publiée par Eurostat le 31 octobre 2013 à propos du taux d’inflation annuel de la zone euro, donc de l’évolution des prix entre octobre 2012 et octobre 2013. Ce taux, en octobre 2013, était de 0,7 %, en baisse par rapport à celui de septembre qui était quant à lui de 1,1%. En juin de la même année, le taux était de 1,6%. La baisse du taux d’inflation est donc synonyme de l’arrivée, à grandes enjambées, de la déflation. En septembre 2014, le taux d’inflation dans la zone euro atteignait 0,3 % et en août 2015 il n’était que de 0,10 %. Malgré les faits, les économistes s’affrontent encore sur la question de savoir si l’Europe est vraiment rentrée en déflation. Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie en 2001 avait pourtant prévenu l’Union Européenne : « Si l’Europe ne fait rien, elle va y plonger ». Pourtant, un exemple frappant est juste devant nos yeux, celui du Japon. Depuis une vingtaine d’années, il est touché par une déflation sans précédent que les dirigeants japonais s’efforcent de contrecarrer. Le dernier premier ministre en date, Shinzo Abe, met tout en œuvre pour relancer l’inflation et la croissance. Malgré une dette de plus de 200% du PIB, le gouvernement japonais a déprécié le Yen et ainsi relancé la dépense, ce qui a permis de relancer les exportations et d’augmenter le coût des importations. Ainsi, cela a permis de créer de l’inflation. La BCE, pour ce qui est de la zone euro, a une vision optimiste puisqu’elle avait estimé que l’inflation allait remonter en 2016. La situation est très inquiétante dans les pays les plus faibles de la zone euro. En France, les prix sont en baisse dans de nombreux secteurs, que ce soit l’alimentaire, les médicaments ou encore les produits manufacturés par exemple. Les économistes hésitent à parler de déflation, car selon eux il pourrait s’agir d’un phénomène de désinflation, autrement dit d’un ralentissement généralisé des prix. La baisse des prix qu’engendre la déflation peut avoir de graves conséquences y compris si elle est concentrée dans un seul secteur d’activité. Ainsi, selon l’Association nationale des industries agroalimentaires, en 2013 près de 5000 emplois ont été supprimés et plus de 300 dépôts de bilan d’entreprises ont eu lieu à cause de la guerre des prix que se livrent les grandes enseignes de distribution. Mais surtout, la déflation survient actuellement dans une période où les Etats se sont gravement endettés. Elle augmente le coût de la dette des Etats, ce qui enfonce un peu plus leur économie. On l’a vu avec l’exemple de la Grèce, surendettée, à qui la France va rembourser une partie de la dette. La situation ne va pas s’arranger. Alors sur qui les Etats européens peuvent-ils s’appuyer ? La Banque centrale européenne serait une réponse facile, mais encore faudrait-il qu’elle croit à la tendance déflationniste qui se profile. Selon elle, la hausse des prix atteindra 1,7% au dernier trimestre 2016. Le Fonds monétaire international de Christine Lagarde n’est pas de cet avis et croit quant à lui à la déflation (IL FAUDRAIT CITER LA SOURCE DE CETTE INFORMATION). Il pousse d’ailleurs la BCE à agir au plus vite. La Banque centrale européenne s’est finalement décidée à agir en 2015, une fois l’inflation au plus bas. Pour l’année 2015, les économistes de la BCE envisageaient une inflation à 0,3%, ce, grâce à la politique « quantitative easing », qui consiste pour la BCE à injecter chaque mois des dizaines de milliards d’euros sur les marchés financiers en rachetant des obligations d’Etat détenues par des investisseurs privés. Mais encore une fois, c’était trop optimiste. C’est pourquoi l’institution de Francfort a révisé son taux d’inflation à 0,1% pour l’année 2015. Mais elle a dû aussi réviser ses taux pour les deux années suivantes. En effet, elle prévoit pour 2016 1,1% de hausse des prix, et pour 2017 un taux à 1,7%. La BCE prévoit aussi que dans les mois à venir, le taux d’inflation pourrait devenir négatif, mais de façon temporaire, car ce serait lié à la baisse des prix du pétrole.

Mais, justement, la déflation étant une situation a priori sans issue, y a-t-il des solutions possibles pour en sortir, ou constitue-t-elle une impasse dont il est presque impossible de sortir ?

 II/ Entre recherche de solutions et puissance déflationniste : la controverse de la déflation.

Il convient ici de se demander s’il existe réellement des solutions à la déflation (A), spectre qui plane actuellement au dessus de l’économie mondiale et qui constitue un cercle vicieux dont il est très ardu de sortir (B).

A/ La recherche de solutions : l’impasse de la déflation.

   Quelles solutions y a-t-il pour résoudre la déflation ? A priori, la déflation ne permet d’envisager qu’un point de vue pessimiste des choses. On pourrait éventuellement penser que la gestion de la monnaie est la solution au problème. Les banquiers de la BCE ne semblent aujourd’hui pas en mesure de contrer la puissance déflationniste. Keynes, lui, ne croyait pas que la gestion monétaire pouvait résoudre tous les problèmes, et il avait raison (À NUANCER). La politique de la BCE concentre ses efforts vers un objectif, à savoir éviter que les banques coulent (TROUVER UN TERME PLUS APPROPRIÉ PAR EXEMPLE « NE SE RETROUVENT EN SITUATION DE FAILLITE »), donc qu’il n’y ait plus de crédit et ainsi qu’il n’y ait plus d’investissement (PHRASE À REVOIR). De plus en plus de pays sont vulnérables à la déflation. Le FMI avait prévu que certains pays verraient un ralentissement de la hausse des prix. Ainsi, le FMI a mis l’accent sur la dangerosité de cette baisse chez (EN) l’Italie, l’Espagne, (AU)le Portugal ou encore (EN) l’Irlande, sans parler de la Grèce bien sûr. La politique économique adoptée par l’Europe n’arrange rien à la situation actuelle, car il y a une absence de politique de croissance comme une volonté aveugle (EXPRESSION À REVOIR) d’équilibre budgétaire. Il est donc très difficile de sortir de l’impasse que constitue la déflation. D’autant que bien qu’étant sortis de celle-ci, les japonais et le gouverneur de la Banque centrale du Japon Haruhiko Kuroda a averti les banquiers centraux en disant en mars 2015 qu’«après quinze ans de déflation, atteindre notre objectif (d’inflation annuelle) de 2 % est un vrai défi». Sortir de l’état déflationniste est une chose, mais remonter la pente en est une autre. En avril de la même année, la zone euro a tant bien que mal réussi à sortir de la déflation, ce qui n’empêche pas certains facteurs d’influer sur l’inflation pour la faire baisser. Parmi eux, la montée du chômage. En France, c’est un fait qui s’aggrave d’année en année : le taux de chômage augmente sans cesse. Si l’on veut un pays fort, avec de la demande et de la croissance, ce n’est pas avec un taux de chômage à 10,9% en septembre (IL MANQUE LA FIN DE LA PHRASE, PAR EXEMPLE « QUE NOUS Y PARVIENDRONS »). Pour contrer la déflation et tout ce qu’elle engendre, la Banque centrale européenne a entamé en mars un programme consistant dans le rachat de plus de 1000 milliards d’euros de titres de dettes publiques et privées, et ce d’ici septembre 2016. L’objectif de la BCE est d’avoir un taux d’inflation avoisinant les 2%, sans toutefois ne pas (SUPRIMER « NE PAS ») dépasser ce chiffre. Mais l’exemple japonais l’a démontré, atteindre un tel taux est très difficile, même une fois sorti de la spirale déflationniste. Le chômage n’est pas bon pour l’inflation et tous deux sont dans une relation étroite. En effet, si le taux de chômage est élevé, cela va pousser les employeurs à maintenir la pression sur les salaires, ce qui va limiter le pouvoir d’achat des ménages, et ainsi cela va peser sur la consommation et les prix. Dans la zone euro, tout le monde s’extasie (ATTENTION À NE PAS ÊTRE TROP ENTOUSIASTE DANS VOTRE VOCABULAIRE) de voir que l’on n’est plus en déflation, mais son spectre est toujours présent.

Mais il y a une autre approche pour analyser la déflation. En effet, celle-ci ne serait pas si néfaste que cela. Pour certains, refuser la déflation c’est refuser la nature du capitalisme. La déflation peut être bénéfique seulement dans un cas : lorsqu’elle est le résultat de gains de productivité. Dans ce cas la déflation pousse à épargner et donc à accumuler du capital. Et c’est cette accumulation qui permet d’augmenter la productivité et les salaires. On voit la déflation négativement mais elle ne serait pas incompatible avec la croissance économique. En effet, à la fin du XIXème siècle aux Etats-Unis, il y eut une période de forte déflation mais aussi de très forte croissance. Milton Friedman, l’un des économistes les plus influents du XXème (PRIX NOBEL D’ÉCONOMIE 1976) siècle avait d’ailleurs dit à propos de la période de 1865 à 1879, que « Le niveau des prix baissa à la moitié de son niveau initial en moins de quinze ans et, au même moment, la croissance économique eut lieu à un taux élevé… Leur coïncidence jette de sérieux doutes sur la validité de l’opinion maintenant largement répandue selon laquelle déflation séculaire des prix et croissance économique rapide sont incompatibles ». En vertu de la Loi de Say, qui a été réfutée par Keynes, la production est à la base de la consommation et si les individus détiennent de la monnaie c’est uniquement pour acheter des biens. Et la monnaie est elle-même un bien soumis à l’offre et à la demande. La monnaie est donc aussi une production. Ainsi, selon cette loi, il ne peut pas y avoir de crise de sous-consommation. Si l’on produit quelque chose qui a de la valeur pour le consommateur, on peut le vendre et acheter quelque chose qui a de la valeur pour soi-même. Ce que l’on offrirait permettrait de demander. Aux Etats-Unis, pendant la seconde Guerre mondiale, de grosses épargnes (MAL DIT : « DES MONTANTS ÉLÉVÉS D’ÉPARGNE») avaient été faites en raison de l’incertitude de la guerre. Mais les américains savaient que cette guerre finirait un jour et qu’alors ils pourraient investir leur épargne. Une fois la guerre terminée, les keynésiens avaient prédit qu’une crise économique allait avoir lieu du fait de la baisse énorme des dépenses gouvernementales. Toutefois, l’épargne accumulée durant la guerre avait eu pour conséquence une période de grande croissance économique. Ce qu’avait fait les américains, c’est thésauriser. Autrement dit, ils avaient en quelque sorte économisé. Epargner avait eu pour but de restructurer l’économie et de libérer des facteurs de production. Ceci est une manière de voir la déflation, mais ce n’est pas aussi simple.

En effet, (NE PAS METTRE « EN EFFET » AVANT CETTE PHRASE DE LIAISON)la déflation est un phénomène de cercle vicieux qui prend son origine dans la crise économique mondiale qui a débuté il y a sept ans. Un effet de dominos a ensuite répercuté le phénomène de pays en pays, ce qui a enfoncé encore plus l’économie mondiale.

 

B/Le spectre de la déflation : un phénomène de cercle vicieux.

   Les origines du choc actuel se situent aux Etats-Unis, à cause du retournement immobilier des années 2000. Les pertes bancaires se sont multipliées pour devenir considérables jusqu’à ne plus pouvoir être assumées avec la faillite de Lehman Brothers en 2008. La correction immobilière s’est ensuite étendue à d’autres marchés tels que le Royaume-Uni et l’Espagne. Suite à cela, les bourses mondiales se sont écroulées, entrainant dans leur chute une perte de richesse considérable de l’équivalent de plus de 40% du PIB mondial. Une période d’incertitude s’est installée, et autant les entreprises que les ménages n’ont plus pu faire front face à un système bancaire très mal en point. La consommation en a pris un coup, tout comme l’investissement et le crédit. Des entreprises ont fait faillite, et celles qui ne sont pas arrivées à ce point ont dû supprimer des emplois et ne pouvaient plus produire comme avant. Cela a eu pour but (COMME CONSÉQUENCES) la réduction des salaires, et bien entendu aussi un taux de chômage toujours plus élevé, ce qui a entrainé une nouvelle perte de croissance et une réduction de la consommation. La demande a baissé mondialement, et donc l’inflation aussi. La déflation est ensuite entretenue par une situation qui fait que le marché du travail se dégrade. Un fort taux de chômage pourrait faire diminuer les salaires et les entreprises répercuteraient cette diminution sur les prix. Avec la déflation, les agents économiques anticipent la baisse des prix. Cela les incite à reporter certaines dépenses comme l’acquisition de logements par exemple. La déflation est une situation de panique financière, dans laquelle les agents endettés voient diminuer fortement la valeur de leur patrimoine financier. Cela les oblige à liquider leurs actifs. Les agents sont dans l’obligation de vendre. Mais le fait de vendre accentue la baisse du prix des actifs. Il y a ensuite une baisse de la dépense et des prix. Ces baisses entretiennent la situation d’endettement des agents, qui sont donc contraints de faire de nouvelles ventes, ce qui aboutit à une baisse de la demande. Mais on pourrait atténuer cette spirale de deux manières dans le cas où la déflation se fait par la dette. En effet, si la situation des endettés ne s’améliore pas, celle des créanciers est censée, quant à elle, s’améliorer. Si la situation de déflation se poursuit, c’est logiquement que la tendance à consommer de ceux qui empruntent est plus élevée que celle des prêteurs. L’effet Pigou ou effet d’encaisse réelle peut aussi être une solution. Selon cette notion, la monnaie est une richesse qui permet de mettre en évidence un rééquilibrage automatique de la demande globale. Cet effet réduit la contraction des encaisses monétaires ainsi que la dépense. (INSUFFISAMMENT PRÉCIS)

D’autre part, la baisse de la consommation peut avoir une autre source que la dette, à savoir un effet de richesse ou un rationnement du crédit. Dans ce cas, on va augmenter les taux d’intérêt pour que les créanciers puissent être remboursés dans une situation d’incertitude. Les fonds propres des banques diminuent et elles doivent donc ajuster leur offre de crédit.

(CONCLUSION)

Sortir de la déflation est très difficile. C’est pourquoi il faut mettre en œuvre une politique préventive afin d’éviter d’y entrer. Les autorités budgétaires et monétaires doivent alors agir de façon préventive, en mettant en place des politiques dynamiques de gestion de la demande. Agir de façon préventive c’est agir longtemps avant que les prix ne commencent à baisser. Ensuite, les taux d’intérêt doivent être vite diminués tant que le risque d’entrer en déflation est présent. Mais ces méthodes peuvent être parfois insuffisantes face à la pression de la déflation.

Cela fait sept ans que la crise dite des « subprimes » a ébranlé l’économie mondiale. Depuis ces sept ans, les pays développés s’efforcent de sortir de la crise, tant bien que mal. Et le taux d’inflation a vraiment du mal à décoller, y compris chez les (AUX) Etats-Unis. Dernièrement, les coûts américains de l’énergie ont chuté de 2%. L’inflation, dans bon nombre de pays du monde, est à zéro ou presque. Malgré le fait que les banques centrales essayent avec leurs politiques de redonner un certain élan à l’économie, l’inflation reste basse. Ces banques injectent depuis des années toujours plus de liquidités qu’elles ont aujourd’hui du mal à éponger. Donc uniquement se reposer sur les banques centrales n’est peut-être pas la solution. Car si elles étaient réellement la solution, peut-être que l’inflation repartirait (IL FAUT NUANCER ET DIRE QUE L’INFLATION N’EST PAS UNE SITUATION MEILLEURE QUE LA DÉFLATION). Elles se fixent toutes pour objectif d’atteindre les 2%, ou en tout cas s’en approcher, mais on en est bien loin. On est plutôt proche des 0% que des 2%. C’est la preuve que la puissance déflationniste qui guette actuellement est très résistante, malgré les taux de liquidités injectés dans les systèmes financiers.

Aujourd’hui, personne n’arrive à se mettre d’accord sur les causes de cette situation, et on l’a vu, elles sont multiples. Le débat reste donc ouvert quant aux causes de la déflation. Certains pensent que c’est l’apparition sans cesse plus importante des nouvelles technologies qui en serait l’origine. Quoi qu’il en soit, la baisse de l’inflation et la montée de la déflation, forces contraires mais qui vont de pair, ne sont pas prêtes de faiblir.

COMMENTAIRE :

TRAVAIL CORRECT, BIEN DOCUMENTÉ, PLAN COHÉRENT. IL MANQUE CEPENDANT UNE ANALYSE COMPARÉE DE LA DÉFLATION ET DE L’INFLATION. VOUS NE PARLEZ PAS SUFFISAMMENT DE LA NOTION DE STABILITÉ MONÉTAIRE. IL Y A QUELQUES IMPERFECTIONS DE VOCABULAIRE OU D’EXPRESSION.

 

Rédigé par vroox idans Dissertations corrigées et Aucun commentaire

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